Andorre soutient les frappes américano-israéliennes contre l'Iran face à la menace nucléaire
Le chef du gouvernement Xavier Espot approuve l'intervention occidentale contre le régime iranien lors du discours du Jour de la Constitution, réaffirmant le multilatéralisme et l'UE.
Points cles
- Espot qualifie l'Iran d'« authentique menace nucléaire » avec un bilan désastreux en droits de l'homme, soutient l'action américano-israélienne.
- Andorre réaffirme sa neutralité comme multilatéralisme actif, soutient les cadres ONU et UE.
- La ministre Tor plaide pour un dialogue politique renforcé avec l'UE et des projets de coopération pyrénéens.
- Tous les Andorrans rapatriés sains et saufs du conflit au Moyen-Orient.
Xavier Espot, chef du gouvernement andorran, a fortement approuvé l'intervention américaine et israélienne en Iran lors d'une réception du Jour de la Constitution en l'honneur du corps diplomatique, qualifiant le régime iranien d'« authentique menace nucléaire » nécessitant une action. S'exprimant à l'occasion du 33e anniversaire de l'approbation de la Constitution le 14 mars 1993, Espot a présenté les nations occidentales et les États-Unis comme des « remparts de la démocratie, de l'État de droit et de la protection des droits de l'homme ». Il a mis en garde contre le risque de « se tromper d'ennemi », soulignant le long passé de pratiques non démocratiques de l'Iran, son mépris de l'État de droit et des droits de l'homme, ainsi que ses attaques indiscriminées contre ses voisins – des actes pour lesquels Andorre a cosigné une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU de condamnation.
Espot a présenté la neutralité historique d'Andorre comme un engagement actif plutôt que comme de l'indifférence, réaffirmant les engagements envers le multilatéralisme, le droit international, la souveraineté des États, les droits de l'homme et la résolution pacifique des différends au milieu des tensions mondiales et des conflits armés. Il a décrit la Constitution comme un moment pivotal qui a assuré la pleine souveraineté et permis des relations diplomatiques complètes avec les autres États. Espot a souligné l'importance du multilatéralisme pour les petits pays comme Andorre, s'engageant à un soutien continu aux Nations unies, au Conseil de l'Europe, à l'OSCE, à la Francophonie et aux Sommets ibéro-américains. Il a salué la diversité de la société andorrane et qualifié l'accord d'association avec l'UE de « voie naturelle d'avenir » pour le pays, renforçant son modèle économique et social, la sécurité juridique et les opportunités pour les générations futures tout en respectant sa taille.
Le chef du gouvernement a remercié les diplomates pour leur travail et exprimé la volonté d'Andorre de renforcer ses liens bilatéraux et multilatéraux.
Le même jour, la ministre des Affaires étrangères Imma Tor, le secrétaire d'État aux Relations avec l'UE Landry Riba et l'ambassadeur auprès de l'UE Vicenç Mateu ont participé à une réunion organisée par l'ambassadrice de l'UE Christina Kokkinakis avec les ambassadeurs des pays de l'UE. Tor a mis en avant l'alignement politique avec l'UE sur le droit international et le multilatéralisme, appelant à un dialogue politique intensifié et à des consultations structurées sur la politique étrangère et de sécurité dans le cadre de l'accord d'association. Elle a accueilli favorablement la participation d'Andorre à la Communauté politique européenne et a présenté des études gouvernementales pour un Groupement européen de coopération territoriale avec la Catalogne et l'Occitanie, soutenu par l'Espagne et la France, afin d'avancer des projets pyrénéens et d'accéder à des fonds européens. Riba a insisté sur des relations solides avec l'UE face aux défis mondiaux et sur l'engagement à finaliser l'accord.
Tor a également confirmé que le processus de rapatriement des Andorrans du Moyen-Orient était achevé, les derniers ressortissants étant rentrés sains et saufs au milieu du conflit.
Ces derniers jours, les ambassadeurs d'Israël, du Guatemala, du Monténégro, des États-Unis, du Bangladesh, du Luxembourg, de Lituanie, de Grèce et de Norvège ont présenté les copies de leurs lettres de créance au ministère des Affaires étrangères.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :