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Politique·

Andorre soutient les Vénézuéliens après l'arrestation de Maduro par les États-Unis et appelle à une résolution sous l'égide de l'ONU

Le gouvernement andorran exprime sa solidarité aux Vénézuéliens après l'intervention américaine ayant conduit à la détention de Nicolás Maduro et Cilia Flores, réclamant une solution pacifique.

Synthese a partir de :
Bon DiaEl PeriòdicDiari d'Andorra

Points cles

  • Solidarité avec les Vénézuéliens souffrant sous le 'régime oppressif et anti-démocratique' de Maduro
  • Alignement avec l'UE sur le respect de la volonté démocratique, de la Charte de l'ONU et du droit international
  • En tant qu'État démilitarisé, priorité à la paix et renvoi des interprétations de la Charte à l'ONU
  • Application des mêmes principes multilatéraux aux menaces américaines contre le Groenland

Le gouvernement andorran a exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien à la suite d'une intervention militaire américaine ayant conduit à la détention du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, et plaide pour une résolution pacifique conforme au droit international.

Le porte-parole du gouvernement, Guillem Casal, a détaillé cette position lors d'une conférence de presse mercredi après la réunion du Conseil des ministres. Il a repris une déclaration récente de la ministre des Affaires étrangères, Imma Tor, sur les réseaux sociaux dimanche, soulignant l'opposition aux régimes oppressifs et anti-démocratiques qui violent les droits humains. « La première priorité est de montrer la solidarité du peuple andorran envers le peuple vénézuélien, qui a subi les conséquences d'un régime oppressif et anti-démocratique », a déclaré Casal.

L'Andorre s'aligne sur les pays de l'Union européenne en appelant au respect du droit international, de la volonté démocratique des Vénézuéliens et de la Charte des Nations unies. En tant qu'État démilitarisé, elle privilégie la paix dans tous les conflits et suit de près les débats du Conseil de sécurité de l'ONU, malgré son absence de membership et sa faible présence diplomatique. « Nous n'avons pas le même mégaphone diplomatique, mais nous avons le même poids en cas de vote », a noté Casal. Il a insisté sur le fait que l'interprétation de la Charte relève des forums multilatéraux, le secrétaire général de l'ONU António Guterres étant en position d'évaluer toute violation des droits.

Le gouvernement défend trois principes clés : rejeter les régimes oppressifs, soutenir les Vénézuéliens et honorer à la fois la volonté populaire exprimée démocratiquement et les normes internationales. Casal a évité d'évaluer directement si l'action américaine a violé la Charte, affirmant que de tels jugements reviennent aux instances internationales. Il a ajouté que la diplomatie reste possible via ces canaux.

À propos des menaces du président américain Donald Trump contre le Groenland, Casal a appliqué le même cadre, citant les liens de l'Andorre avec le Danemark, les positions de l'UE et les engagements occidentaux communs. « En tant que petit pays, nous défendons le multilatéralisme et réaffirmons nos engagements envers la Charte des Nations unies », a-t-il dit.

Cette réponse reflète l'accent mis de longue date par l'Andorre sur le multilatéralisme et la résolution pacifique des différends.

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