Les alliés du BPA exigent des documents américains dans l’enquête sur le scandale bancaire andorran
Les associés du BPA saisissent les développements juridiques et réglementaires américains pour réclamer les dossiers FinCEN révélant la prétendue tromperie espagnole lors de l’intervention à la banque andorrane.
Points cles
- Le cercle du BPA exige via le Parlement espagnol et la Batllia andorrane les docs Sepblac envoyés à FinCEN/FBI/DEA sur BPA et Pujol.
- Le groupe Junts dépose des demandes parlementaires ; l’IDHA pétitionne comme accusation populaire dans l’affaire Rajoy.
- Exhortation à une commission rogatoire à FinCEN pour le dossier complet BPA, au milieu du procès Pujol relancé et du témoignage Villarejo.
- Issue de la déclaration du commandant de la Garde civile sur des infos partagées contre l’indépendantisme catalan.
Les associés du BPA considèrent la convergence actuelle des procédures judiciaires et de l’intérêt réglementaire américain comme une opportunité idéale pour obtenir des documents clés révélant une prétendue tromperie impliquant l’avis FinCEN qui a conduit à l’intervention dans la banque andorrane.
Des développements récents, dont la reprise du procès Pujol, le témoignage il y a plusieurs semaines de l’ancien commissaire de police espagnol José Manuel Villarejo devant la Batllia andorrane, et des signaux des autorités américaines pour clarifier des situations obscures, ont suscité des actions politiques et judiciaires coordonnées. Le cercle du BPA estime que ces efforts pourraient enfin produire des preuves sur les informations partagées par l’Espagne – ou dans une moindre mesure par Andorre – avec les institutions américaines.
En Espagne, le groupe parlementaire Junts au Congrès des députés a lancé des demandes via les voies parlementaires. Parallèlement, en Andorre, l’Institut de Drets Humans d’Andorra (IDHA), agissant comme accusation populaire dans l’affaire dite Rajoy, a déposé de nouvelles requêtes auprès du batlle instructeur pour l’alléguée atteinte à la souveraineté andorrane.
Les deux initiatives visent Sepblac, l’organisme espagnol de lutte contre le blanchiment, qui a joué un rôle central dans l’affaire BPA et le dossier Pujol associé. Elles demandent tous les documents, e-mails ou enregistrements envoyés par Sepblac à FinCEN ou à d’autres agences américaines comme le FBI et la DEA mentionnant BPA ou les affaires citées dans l’avis. La Batllia est également exhortée à adresser une commission rogatoire directement à FinCEN pour son dossier complet sur les questions liées à BPA.
Ces demandes tirent une poids supplémentaire d’une ancienne apparition télévisée de l’ancien commandant de la Garde civile Basilio Sánchez Portillo, qui a affirmé avoir fourni des informations à FinCEN dans le contexte de la résistance des institutions espagnoles à la montée du sentiment indépendantiste catalan – alimentant les soupçons d’une opération préméditée.
Des demandes plus larges portent sur les communications concernant la prétendue « police patriotique » via la commission parlementaire espagnole, ainsi que les échanges entre l’UIFAnd andorrane et FinCEN. L’enquête parlementaire dépasse BPA pour inclure Jordi Pujol et d’autres figures politiques catalanes. Les autorités n’ont pas encore confirmé de réponses à ces requêtes.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :