Les groupes parlementaires Concòrdia, PS et Andorra Endavant amendent le projet de loi gouvernemental pour égaliser le congé parental à
20 semaines bien avant 2033, renforçant l’équité et les soins aux enfants.
Points cles
- Concòrdia vise une parité complète de 20 semaines d’ici 2028, renommant le projet pour focaliser sur les soins aux nouveau-nés et supprimant les restrictions sur les congés au travail.
- PS cible la parité 2027 avec 15 amendements, étendus aux adoptions, financement CASS et amendes pour entreprises non conformes.
- Andorra Endavant pousse pour 2027 via le budget, croisant données congés et crèches pour une meilleure planification.
- Tous les groupes critiquent l’échéance 2033 comme trop lente, priorisant l’égalité et la famille sur les coûts.
Les groupes parlementaires Concòrdia, le Parti social-démocrate (PS) et Andorra Endavant ont déposé des amendements au projet de loi gouvernemental sur l’égalité de traitement et les opportunités pour les femmes et les hommes sur le lieu de travail, visant à égaliser le congé maternité et le congé paternité à 20 semaines bien avant l’échéance proposée de 2033.
Concòrdia a soumis 12 amendements pour une parité complète d’ici 2028, le congé du second parent passant de quatre semaines actuellement à 10 en 2026, 15 en 2027 et 20 en 2028. Le groupe propose de renommer le projet de loi « Projecte de llei per a l’equiparació dels permisos de naixement a Andorra » pour mettre l’accent sur les soins aux nouveau-nés plutôt que sur le repos, remplaçant toutes les occurrences de « repos » par « congé ». Il argue que les tâches familiales inégales entraînent une discrimination indirecte contre les carrières des femmes et cherche à supprimer les restrictions des entreprises sur les congés simultanés des parents dans le même lieu de travail, en priorisant ces droits sur les opérations internes. Les mères conserveraient six semaines obligatoires post-naissance dès l’approbation, le second parent atteignant six semaines obligatoires d’ici 2028.
Pour les travailleurs indépendants, les cadres ou les rôles essentiels, des exceptions permettraient jusqu’à 10 heures hebdomadaires ou un quart des heures normales, les employeurs payant le temps travaillé et la CASS couvrant le reste selon les règles de sécurité sociale. Après les périodes obligatoires, les familles pourraient choisir une suspension totale, une réduction d’heures ou le télétravail par accord mutuel, avec des sanctions plus strictes pour abus. Les indemnités seraient plafonnées à deux fois le seuil de cohésion économique pour la durabilité, garantissant une rémunération intégrale pour les bas salaires. Concòrdia appelle le gouvernement à surveiller l’utilisation, le partage parental, l’équité de genre et le bien-être des enfants, considérant ces changements essentiels pour une égalité réelle indépendamment des conditions économiques.
Le PS a déposé 15 amendements visant une parité de 20 semaines d’ici 2027, avec 12 semaines en 2026, étendus aux adoptions et placements familiaux et permettant l’accumulation pour les familles monoparentales. S’appuyant sur les apports de l’Associació de Dones d’Andorra, Acció Feminista et Stop Violències, le parti qualifie le projet initial de « timide et trop conservateur » et soutient les changements de titre et de terminologie. Il limiterait les restrictions sur les congés simultanés aux cas rares dans les entreprises de moins de 50 salariés, les rôles du même département ou les services critiques justifiés par des rapports. Le PS prône des indemnités financées par la CASS pour l’équité, des revues périodiques utilisant des indicateurs sociaux, sanitaires, d’égalité et économiques, et des amendes pour les entreprises sans plan d’égalité. La présidente de groupe Susanna Vela a déclaré que l’égalité exige « des actions concrètes maintenant, pas des slogans ». Le député Pere Baró a qualifié l’échéance de 2033 de « ridicule », priorisant les bénéfices sociaux sur les coûts, et décrit l’initiative comme du bon sens plutôt qu’idéologique. Le parti reste ouvert à la négociation, acceptant 2028 comme progrès par rapport à 2033 avec une application forte, et insiste pour que la CASS gère tous les paiements de congés maternité, paternité et adoption.
Andorra Endavant pousse pour une égalisation à 20 semaines d’ici 2027 via une mise en œuvre complète dans le budget 2027 et une meilleure allocation des ressources. La dirigeante Carine Montaner propose de croiser les données CASS sur les congés avec les inscriptions en crèche pour s’assurer que les parents utilisent les congés pour les soins aux nourrissons, réduisant les dépenses publiques, soutenant la santé infantile et évitant la garderie précoce. Le groupe suggère aussi un préavis aux employeurs pour une meilleure planification, surtout dans les petites entreprises.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- El Periòdic•
Andorra Endavant proposa incorporar sistemes de verificació per assegurar la finalitat del permís de paternitat
- Diari d'Andorra•
El PS i Concòrdia volen equiparar abans els permisos de naixement
- Altaveu•
Andorra Endavant vol controls per garantir que qui estigui de baixa de paternitat cuidi l'infant
- Bon Dia•
Concòrdia i PS volen avançar la igualtat del permís de naixement
- El Periòdic•
Concòrdia proposa equiparar els permisos de naixement el 2028 amb una flexibilitat regulada
- El Periòdic•
Els socialdemòcrates volen situar el 2027 com a data clau per assolir la igualtat efectiva en els permisos laborals
- Diari d'Andorra•
El PS proposa avançar a 2027 la igualtat de permisos de maternitat i paternitat
- Altaveu•
El PS vol que l'equiparació de les baixes de paternitat sigui total el 2027
- Altaveu•
Concòrdia proposa que l'equiparació de setmanes del permís de naixement sigui efectiva en tres anys
- Diari d'Andorra•
Concòrdia proposa accelerar l’equiparació dels permisos de naixement i ampliar-ne la flexibilitat