Le cònsol major d'Escaldes-Engordany appelle à une coordination en urbanisme au milieu du litige sur les tours
Rosa Gili critique le refus gouvernemental d'une commission tripartite anti-tours, appelant à une collaboration sur les enjeux urbains partagés comme la mobilité et l'énergie.
Points cles
- Le gouvernement rejette la commission tripartite anti-tours, invoquant la compétence paroissiale exclusive selon la LGOTU.
- Gili qualifie la loi Òmnibus de sélective, car elle a impacté l'urbanisme sans avis des paroisses.
- Les compétences partagées en mobilité, énergie et déchets nécessitent une coordination interinstitutionnelle.
- Proposition d'une loi obligeant les consultations paroissiales sur les législations impactantes.
Rosa Gili, cònsol major d'Escaldes-Engordany, a réitéré son appel à une plus grande coordination institutionnelle en matière d'urbanisme, insistant sur le fait qu'il implique des responsabilités au-delà des paroisses, au milieu du litige en cours sur les tours d'El Clot d'Emprivat et des tensions autour des plans POUB/POUP.
L'exécutif gouvernemental, dirigé par Xavier Espot, a récemment envoyé une lettre à Gili rejetant sa proposition de mi-décembre pour une commission tripartite anti-tours impliquant l'exécutif, le Consell General et la paroisse. Espot a argué que l'urbanisme relève d'une compétence paroissiale exclusive selon la LGOTU, ou Loi générale sur le territoire et l'urbanisme, interdisant toute intervention centrale sur des questions comme les hauteurs de bâtiments, les volumes ou les permis. La lettre a également noté l'existence d'une commission du Consell General étudiant des réformes de la LGOTU, où les paroisses contribuent déjà, rendant un nouveau organe redondant. Espot a suggéré à Escaldes d'utiliser les outils disponibles comme la modification du POUP — possible à tout moment — ou une révision complète, éligible depuis la mise à jour de 2018.
Gili a balayé cette position comme sélective, notant que la loi Òmnibus — poussée par le gouvernement et approuvée par le Consell General — a impacté l'urbanisme sans consultation des paroisses. « C'est une compétence paroissiale quand ça les arrange », a-t-elle déclaré, critiquant l'exécutif pour critiquer les projets tout en prétendant n'avoir aucun rôle. Elle a souligné les responsabilités partagées en matière de mobilité, de capacité énergétique, de traitement des déchets et d'équipements, arguant qu'une seule paroisse ne peut pas les gérer seule.
« Si nous convenons que certaines choses ne vont pas, nous devrions travailler main dans la main », a déclaré Gili, appelant à une collaboration pour l'avenir d'Andorre. Elle a mis en avant un projet de loi issu de récentes réunions des consols pour obliger le gouvernement et le Consell General à consulter les paroisses sur les législations les impactant, à l'image de la consultation des juristes pour les réformes judiciaires. « Institutionnaliser ces canaux améliorera la communication et enrichira tout le monde », a-t-elle ajouté, en attendant l'action du Consell General.
Cet échange met en lumière les divisions sur l'autorité en matière de planification, Gili plaidant pour des efforts conjoints malgré la position ferme du gouvernement sur l'exclusivité paroissiale.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
Espot tanca el debat de les torres
- Diari d'Andorra•
Gili assegura que l’urbanisme és competència comunal “quan convé”
- El Periòdic•
Gili exigeix “anar de bracet” amb el Govern i reclama que els comuns siguin consultats abans de legislar en urbanisme
- ARA•
Gili defensa que l’urbanisme “és competència de tots”
- Altaveu•
Gili insisteix que l'urbanisme és competència de tots i reclama més coordinació entre institucions
- Diari d'Andorra•
El Govern envia una carta a Rosa Gili per explicar que les competències urbanístiques son comunals