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Politique·

Les coprinces d'Andorre Macron et l'évêque Serrano reçoivent la plus haute distinction au sanctuaire de Meritxell

Les coprinces d'Andorre, l'évêque d'Urgell Josep-Lluís Serrano Pentinat et le président français Emmanuel Macron, ont reçu la plus haute distinction de la Principauté, la Creu dels Set Braços, lors

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Points cles

  • Les coprinces d'Andorre, le président Macron et l'évêque Serrano, ont reçu la plus haute distinction, la Creu dels Set Braços, au sanctuaire de Meritxell.
  • La cérémonie marque la fin de la visite de deux jours de Macron et le 50e anniversaire de l'inauguration du sanctuaire.
  • Les prix ont été remis par le chef du gouvernement Espot et le Síndic General Ensenyat aux dignitaires.
  • Les deux dirigeants s'engagent à poursuivre leur service au peuple andorran, en insistant sur le dialogue et les traditions.

Les coprinces d'Andorre, l'évêque d'Urgell Josep-Lluís Serrano Pentinat et le président français Emmanuel Macron, ont reçu la plus haute distinction de la Principauté, la Creu dels Set Braços, lors d'une cérémonie mardi au Santuari de la Mare de Déu de Meritxell à Canillo. Cet événement a marqué la fin de la visite officielle de deux jours de Macron et a mis en lumière l'engagement partagé des coprinces au service du peuple andorran.

Les chefs du gouvernement Xavier Espot et Síndic General Carles Ensenyat ont remis les distinctions dans le cloître public du sanctuaire, en présence de ministres du gouvernement, de membres du Consell General, de représentants judiciaires, d'anciens dirigeants dont l'ex-chef du gouvernement Albert Pintat, la ministre des Affaires étrangères Imma Tor, et du clergé local tel que le recteur de Canillo Ramon Rossell.

Dans son discours, Serrano a exprimé sa gratitude pour cette distinction — la première fois que les deux coprinces la recevaient ensemble — et a décrit le sanctuaire comme un site emblématique ancré dans l'histoire, les traditions et l'identité de l'Andorre. Il a souligné le rôle central du peuple dans le système, affirmant que les coprinces existent grâce à lui et n'existeraient pas sans son fondement. À l'approche du premier anniversaire de sa nomination le 31 mai, Serrano a évoqué son mandat, qui a approfondi sa compréhension et son appréciation du peuple et des institutions andorrans. Il a renouvelé son engagement à une disponibilité totale pour servir dans le dialogue et la responsabilité, en invoquant la devise nationale « Virtus Unita Fortior ».

Macron a repris ces thèmes, recevant la distinction avec émotion et notant qu'elle avait été créée après sa précédente visite il y a sept ans, qui l'avait jadis fait douter de sa dignité. Il a affirmé que le rôle coprincier, exercé « ex officio », acquiert sa vraie portée par une réinvention aux côtés du peuple. « Nous sommes là pour vous servir, au service du peuple andorran », a-t-il déclaré, louant la fidélité de l'Andorre à ses traditions tout en s'adaptant à la modernité. Il s'est engagé à poursuivre dans la fidélité au Principat.

La cérémonie a suivi une visite du sanctuaire marquant les 50 ans de son inauguration en 1976 — conçu par Ricardo Bofill après l'incendie de 1972 qui avait détruit l'église romane — et a précédé des réceptions communes, dont une pour les ambassadeurs de 15 pays où les coprinces ont appelé à la paix mondiale par le dialogue et le respect du droit international.

Eduard Ibáñez, représentant personnel de Serrano, a décrit la visite comme favorisant une relation fluide entre les coprinces et leurs équipes, illustrée par des actes diplomatiques conjoints qui renforcent l'équilibre institutionnel de l'Andorre. Il a mis en avant leurs rôles complémentaires — la stature politique du président français aux côtés des liens spirituels et historiques de l'évêque — et l'autorité unique de l'Andorre sur la paix, compte tenu de ses 700 ans sans guerre.

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