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Politique·

Demòcrates propose des limites plus strictes à la détention provisoire dans ses amendements au projet de loi pénitentiaire

Les 11 amendements du parti plafonnent la détention au stade du tribunal de jugement à 3-9 mois, réduisant la durée totale pré-procès à 9-21 mois pour les infractions mineures aux plus graves, tout en raccourcissant les appels post-condamnation à 8 mois.

Synthese a partir de :
El PeriòdicDiari d'AndorraAltaveu

Points cles

  • Demòcrates propose 11 amendements plafonnant la détention au tribunal de jugement à 3-9 mois, limitant le total pré-procès à 9-21 mois.
  • Les amendements raccourcissent la détention d'appel post-condamnation de 18 à 8 mois.
  • Concòrdia soumet 10 amendements opposés aux peines plus dures pour conduite en état d'ivresse et réclamant une simplification des processus pénitentiaires.
  • Les propositions incluent des garanties pour les traitements médicaux involontaires et une application rétroactive.

**Demòcrates dépose des amendements pour resserrer davantage les limites de la détention provisoire jusqu'au stade du procès dans le projet de loi pénitentiaire **

Demòcrates a soumis 11 amendements au projet de loi gouvernemental sur les mesures pénitentiaires et pénales, visant à réduire plus profondément les périodes de détention provisoire qui s'étendent jusqu'au stade du tribunal de jugement.

Les propositions du parti limiteraient le temps de garde à vue une fois l'affaire arrivée au tribunal de jugement à trois mois pour les infractions mineures et neuf mois pour les plus graves. Cumulées aux phases antérieures, cela limiterait la détention provisoire totale à neuf mois pour les cas mineurs et jusqu'à 21 mois pour les infractions majeures les plus graves, telles que l'homicide, le meurtre, le trafic de drogue ou le blanchiment d'argent.

Le projet de loi gouvernemental initial réduisait déjà les périodes provisoires initiales – avant le tribunal de jugement – à huit mois pour les infractions mineures (quatre mois plus une prolongation de quatre mois). Pour les infractions majeures, il autorisait une seconde prolongation, plus des périodes exceptionnelles de troisième et quatrième tranches de quatre mois dans les cas graves, pour un total potentiel de 20 mois. Au stade du tribunal de jugement, le projet prévoyait six mois pour les infractions mineures et jusqu'à 12 mois pour les majeures (10 mois standard, 12 pour les cas graves), tout en laissant les limites antérieures au stade judiciaire à six et 12 mois.

Les modifications de Demòcrates raccourciraient aussi la détention pendant l'appel post-condamnation de 18 mois actuels à huit mois. D'autres propositions formalisent des pratiques existantes, comme l'exigence d'évaluations par une équipe multidisciplinaire pour les exceptions aux régimes d'internement standards. Pour les traitements médicaux involontaires, elles imposent une approbation préalable de la juridiction civile, suivie d'un contrôle judiciaire avec avis du détenu, de son avocat et du procureur. Les amendements détaillent aussi les procédures pour l'hospitalisation involontaire et exigent que les saisies ou gels d'actifs pendant les enquêtes respectent les principes de proportionnalité et de charge minimale.

Concòrdia, principal groupe d'opposition, a présenté 10 amendements. Trois visent les peines plus sévères du projet pour conduite sous influence de drogue, refus de tests d'alcool ou de drogue, ou vol, qui suppriment l'arrestation au profit de peines de prison d'un ou deux ans pour dissuasion. Concòrdia insiste pour que les arrestations restent possibles afin de répondre à la déconnexion sociale des détenus et favoriser la réintégration.

En accord avec les recommandations du Consell Superior de la Justícia, Concòrdia cherche à simplifier les procédures disciplinaires, permettant aux instructeurs de refuser les tests demandés par les détenus sans justification immédiate – notamment pour les preuves non susceptibles d'appel – afin de désengorger les tribunaux. Sur les traitements médicaux involontaires, le groupe les limiterait aux cas où la volonté du détenu ne peut être déterminée ou où des risques menacent la vie, la santé ou la sécurité de tiers. Cela répond à des rapports externes signalant un risque de surmédication et de « contention pharmacologique » en prison. Concòrdia propose aussi d'appliquer les nouvelles règles rétroactivement aux affaires en cours si elles sont plus favorables aux personnes concernées, évitant une soumission automatique à la législation antérieure.

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