Demòcrates proposent un second pilier lié à la CASS pour réformer les retraites
Le parti soutient une capitalisation individuelle complémentaire au sein de la Sécurité sociale, plus des ajustements paramétriques pour assurer la viabilité à long terme.
Points cles
- Introduire un second pilier de retraite avec comptes individuels gérés sous CASS, mandats d’investissement par âge/risque/revenu.
- Le dispositif pourrait permettre une gestion externe/privée limitée ; insiste sur une supervision d’investissement spécialisée.
- Mesures paramétriques : âge de retraite à 67 ans, cotisations jusqu’à 17 %, bases min/max et pénalités pour retraite anticipée.
- Demòcrates cherchent un consensus multipartite et un projet de réforme d’ici un mois ; PS s’oppose fermement à un second pilier privé.
Demòcrates per Andorra a approuvé la création de plans de retraite complémentaires comme élément central d’une réforme plus large visant à garantir la viabilité à long terme du système, en particulier pour les jeunes générations. Le document de position récemment adopté par le parti promeut un second pilier de retraite basé sur la capitalisation individuelle, qui fonctionnerait en parallèle du modèle actuel par répartition géré par la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS).
Une proposition clé est de placer ces plans complémentaires sous l’égide de la CASS : les cotisations des travailleurs alimenteraient des comptes individuels à leur nom, gérés selon des mandats d’investissement adaptés au profil de chacun (âge, appétit pour le risque, niveau de revenu, etc.). Bien que le cadre par défaut garde le dispositif au sein de la Sécurité sociale, le document autorise une gestion partielle des actifs par des entités privées, à l’image du fonds de réserve existant, et insiste sur la nécessité d’une gestion d’investissement spécialisée.
Le document de position, porté par la section jeunesse du parti et présenté au congrès des Demòcrates par le secrétaire à la communication Manel Amorín, présente le second pilier comme une réponse structurelle plutôt qu’un simple ajustement paramétrique. Les Demòcrates estiment que modifier des paramètres comme l’âge de la retraite ou les taux de cotisation ne fait que reporter le problème, alors qu’un modèle mixte — combinant redistribution et capitalisation individuelle — garantirait mieux la viabilité à long terme. Le parti affirme que la composante par répartition doit être préservée pour son rôle redistributif, mais qu’elle devrait peser moins dans l’ensemble du système.
Outre la proposition de second pilier, le document détaille plusieurs mesures paramétriques : porter l’âge de la retraite à 67 ans, augmenter les taux de cotisation jusqu’à 17 %, fixer des bases minimum et maximum de cotisation et de pension, et pénaliser la retraite anticipée. Le document recommande aussi des mesures complémentaires comme des programmes de reconversion et de formation pour aider les travailleurs à changer de secteur en fin de carrière et à atteindre l’âge de retraite proposé, et suggère d’explorer des formules hybrides pour encourager des carrières plus longues.
Les Demòcrates précisent que la participation aux plans complémentaires ne reviendrait pas à imposer des produits bancaires privés ; l’idée est plutôt d’ancrer le dispositif dans la Sécurité sociale tout en décidant plus tard des modalités précises de gestion. Le parti met l’accent sur la préservation de la solidarité et de la redistribution dans les retraites, même en basculant une partie du système vers la capitalisation.
Cette proposition intervient alors qu’une commission parlementaire chargée de la réforme des retraites avance sur un calendrier : les membres visent un premier projet de modifications d’ici environ un mois. Les Demòcrates ambitionnent une réforme largement agréée achevée au cours de la législature en cours et soulignent l’importance d’un consensus entre partis.
Toutes les formations ne partagent pas cette approche. Le Parti social démocrate (PS) a exprimé de fortes réserves sur l’introduction d’un second pilier privé, qualifiant un tel changement de ligne rouge et préférant se concentrer sur des ajustements paramétriques dans le modèle public existant. D’autres groupes appellent à une analyse approfondie de toutes les options et mettent en garde que parvenir à une position partagée exigera du temps et des négociations.
Les Demòcrates maintiennent que le débat est avant tout technique — sur les chiffres et la viabilité — plutôt que purement idéologique, et qu’une combinaison de mesures paramétriques et structurelles est nécessaire pour éviter un déséquilibre futur du système de retraites.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :