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Politique·

L’Espagne va déclassifier les dossiers de « Operación Catalunya », y compris les archives Andorre/BPA

Le gouvernement va pousser à lever le secret sur des rapports et communications principalement de 2012-2015 liés à Operación Catalunya, y compris.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Déclassification demandée pour communications et rapports principalement de 2012-2015 liés à Operación Catalunya.
  • Certains documents demandés concernent reportedly des liens entre autorités espagnoles, FinCEN américain et intervention BPA/Andorre.
  • Mesure inscrite dans l’accord PSOE–Junts pour renforcer la stabilité parlementaire et reconnaître les partenaires catalans.
  • Les victimes de l’intervention BPA 2015 en Andorre demandent aux autorités locales de déclassifier des documents internes.

Le gouvernement espagnol a annoncé qu’il allait pousser à la déclassification de documents liés à la soi-disant « Operación Catalunya », y compris des dossiers qui pourraient éclairer une prétendue ingérence dans la souveraineté de l’Andorre et l’intervention à la Banca Privada d’Andorra (BPA). Certains des documents demandés par une commission parlementaire au Congrès concernent reportedly des liens entre les autorités espagnoles et le Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) américain.

Les responsables ont indiqué que la déclassification porterait sur des communications et rapports principalement de 2012 à 2015, ainsi que sur certains documents ultérieurs, que procureurs et acteurs politiques ont jugés utilisés pour contrer l’essor du mouvement indépendantiste catalan. Cette initiative fait partie d’un accord politique entre le PSOE et Junts visant à consolider la stabilité parlementaire pour le reste de la législature.

La porte-parole du gouvernement Pilar Alegría a déclaré que l’exécutif comptait continuer à remplir ses obligations durant les deux ans restants du mandat, ce qui inclut la promotion de la levée du secret sur les documents liés à Operación Catalunya. Elle a souligné que le gouvernement poursuivrait ses efforts pour reconnaître « la réalité parlementaire » et maintenir le dialogue avec ses partenaires catalans afin de préserver la gouvernabilité.

Le président Pedro Sánchez a déclaré à RAC1 qu’il comprenait que la déclassification de dossiers relatifs à la soi-disant « police patriotique » et aux manœuvres du ministère de l’Intérieur autour de la Catalogne était en cours, une déclaration nuancée par la suite par des sources gouvernementales. Ce que confirment les responsables, c’est que la déclassification de documents sur les attentats terroristes de Barcelone et Cambrils du 17 août 2017 avance ; une partie de ce matériel a été publiée la semaine dernière à la demande de Junts.

Pendant ce temps en Andorre, un groupe de personnes touchées par l’intervention BPA de 2015 a lancé une démarche pour presser les autorités locales de déclassifier des documents internes liés à la chute de la banque. Les militants estiment que si l’Espagne avance sur la déclassification de ses rapports, l’Andorre devrait examiner et, là où c’est légalement possible, ouvrir les documents en sa possession qui pourraient clarifier les origines et le déroulement de l’intervention BPA.

Les promoteurs de l’initiative andorrane présentent la demande comme réparatrice plutôt que conflictuelle. Ils soutiennent que la transparence est nécessaire pour restaurer la confiance institutionnelle, financière et judiciaire, renforcer la crédibilité du système andorran et aider à prévenir des événements similaires. Ils prévoient de soumettre une pétition formelle aux institutions andorranes pour la publication de rapports, communications et décisions des mois précédant et suivant l’intervention BPA.

La décision de poursuivre la déclassification en Espagne répond à la fois à des demandes parlementaires et à la fragilité du soutien gouvernemental au Congrès, où le PSOE dépend de partenaires catalans comme Junts. Les autorités indiquent qu’elles continueront d’évaluer et de traiter la longue liste de documents demandés par la commission, dont beaucoup touchent à la dimension andorrane de l’affaire.

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