L'Espagne refuse de divulguer les coûts de sécurité des vacances du Premier ministre Sánchez
Le gouvernement invoque des risques pour la sécurité nationale en rejetant la demande du Portail de la transparence sur les indemnités journalières pour Pedro Sánchez et les ex-Premiers ministres.
Points cles
- Refus de la demande sur les indemnités journalières des agents protégeant Sánchez et ex-PM Zapatero, Rajoy, Aznar, González.
- Publication des chiffres risquerait de révéler la taille des équipes de sécurité, mettant en danger le PM et son dispositif.
- Invocation de l'article 14.1 de la loi sur la transparence de 2013 pour exemption liée à la sécurité nationale.
- Rôle du PM continu selon la Constitution ; pas de période fixe hors service.
Le gouvernement espagnol a refusé de divulguer les coûts de sécurité liés aux vacances d'été du Premier ministre Pedro Sánchez l'an dernier à Lanzarote et en Andorre, invoquant des risques pour la sécurité nationale et la sécurité personnelle.
Dans une décision du Portail de la transparence espagnol, rapportée par Servimedia, les autorités ont rejeté une demande publique de détails sur les indemnités journalières des agents protégeant Sánchez, ainsi que les anciens Premiers ministres José Luis Rodríguez Zapatero, Mariano Rajoy, José María Aznar et Felipe González pendant leurs congés respectifs. Le gouvernement a argué que la publication de ces chiffres permettrait de calculer précisément la taille des équipes de sécurité, créant une « faille de vulnérabilité » qui met en danger l'intégrité physique du Premier ministre et de son dispositif de protection.
La résolution invoque l'article 14.1 de la loi espagnole sur la transparence de 2013, qui autorise le refus d'informations si elles nuisent à la sécurité nationale ou aux efforts de prévention, d'enquête ou de sanction d'infractions pénales, administratives ou disciplinaires. Elle souligne que la fonction de Premier ministre est continue, en référence aux articles 99, 101, 112 et 113 de la Constitution espagnole et à l'article 12 de la loi sur le gouvernement de 1997. Il n'existe pas de période fixe pendant laquelle le titulaire du poste est déchargé de ses responsabilités entre sa nomination et son départ.
Les indemnités journalières, régies par le décret royal 462/2002, révéleraient l'ampleur opérationnelle de ces déploiements, indique le document. Des données similaires sur la sécurité des ex-Premiers ministres pourraient exposer des schémas dans les structures et méthodes des équipes, compromettant les protections actuelles.
Le refus s'applique à toutes les périodes demandées, en priorisant le secret opérationnel sur l'accès public aux détails des dépenses.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :