Junts exige du Congrès la publication des documents de l’'Operació Catalunya' après le témoignage de Villarejo
Les députés Junts pressent le Congrès espagnol de lever le sceau sur les dossiers clés de l’'Operació Catalunya' et de l’enquête andorrane, citant le commissaire à la retraite José Manuel Villarejo.
Points cles
- Villarejo a témoigné en Andorre que le gouvernement Rajoy a orchestré les interventions à la Banco Madrid et à la BPA.
- Les demandes incluent le rapport de la Garde civile à FinCEN par Basilio Sánchez Portillo ayant permis l’action à la BPA.
- Recherche de documents Sepblac, e-mails avec agences US (FinCEN, FBI, DEA) sur les opérations en Andorre.
- Suite à des demandes parlementaires antérieures ; argue que le secret d’État ne s’applique pas.
Les députés Junts ont relancé leur demande auprès du Congrès espagnol pour obliger plusieurs administrations espagnoles à publier des documents clés relatifs à l’'Operació Catalunya' et à son prolongement andorran, en s’appuyant sur le récent témoignage de l’ancien commissaire de police José Manuel Villarejo.
Cette demande, présentée par les députés Míriam Nogueras et Josep Pagès, met en avant l’audition récente de Villarejo devant la Batllia andorrane dans le cadre de l’enquête en cours 'cas Rajoy' au Seu de la Justícia. Villarejo y a déclaré que l’intervention à la Banco Madrid et dans sa maison mère avait été orchestrée par l’ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et son gouvernement. Il a également confirmé l’authenticité de ses notes de renseignement et de ses e-mails intégrés au dossier andorran.
Parmi les documents demandés figure un rapport pivotal, prétendument fourni au réseau américain de lutte contre les crimes financiers (FinCEN) par le commandant de la Garde civile Basilio Sánchez Portillo. Ce document aurait servi de base au 'notice' ayant permis l’intervention à la Banca Privada d’Andorra (BPA). Sánchez Portillo lui-même a reconnu l’avoir fourni lors d’un reportage de Tele5.
La requête large des députés porte sur tous les rapports des groupes d’analyse de la Police nationale espagnole concernant l’'Operació Catalunya' ou l’'Operació Barna'. Elle exige aussi les documents de l’organisme espagnol de lutte contre le blanchiment, Sepblac, relatifs aux échanges avec des agences américaines dont FinCEN, le FBI et la DEA. D’autres demandes concernent les e-mails de Sepblac contenant des mots-clés liés à Andorre, ainsi que les communications d’un ancien haut fonctionnaire du Trésor espagnol qui a aussi été secrétaire d’État à l’Économie.
Junts argue que le secret d’État ne s’applique pas à ces éléments, en invoquant les réglementations pertinentes. Le parti note que cela fait suite à deux demandes antérieures via la commission parlementaire du Congrès enquêtant sur l’'Operació Catalunya', la 'police patriotique' et des figures comme l’ancien ministre de l’Intérieur Jorge Fernández Díaz.
Les déclarations de Villarejo sont considérées comme apportant de nouveaux fondements juridiques et factuels pour accéder à cette liste élargie, dont une grande partie concerne directement Andorre et l’intervention à la BPA. Le Congrès n’a pas encore répondu.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :