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Politique·

Margot Llobera critique la Batllia pour le transfert de l’enquête à la police et les retards

L’ancienne pilote de moto Margot Llobera a déposé plainte pénale en mars 2020 pour des publications Instagram prétendument sexistes.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • L’ancienne pilote de moto Margot Llobera a déposé plainte pénale en mars 2020 pour des publications Instagram prétendument sexistes.

L’ancienne pilote de moto et designer Margot Llobera a critiqué la Batllia pour avoir délégué l’enquête sur des diffamations prétendument sexistes à son encontre à la police. Llobera a déposé plainte pénale en mars 2020 pour des publications et stories Instagram insultantes qu’elle estime la ciblant en tant que femme et visant à porter atteinte à sa dignité, son estime de soi et ses sponsors.

Llobera s’est repeatedly plainte des retards dans le traitement du dossier. En février, le Tribunal constitutionnel (TC) a jugé que la Batllia agissait avec une lenteur anormale et lui a accordé six mois pour prendre une décision ou justifier un nouveau délai. Après huit mois sans résolution, Llobera est retournée au TC pour renouveler sa plainte.

Cette fois, le Tribunal constitutionnel n’a pas fait droit à son recours. Le TC a relevé qu’avant même sa précédente décision, la Batllia spécialisée avait transféré l’affaire à une section d’instruction ordinaire, ce qui signifie qu’il y avait eu des mouvements procéduraux dans le dossier.

La décision du tribunal réaffirme la description du matériel Instagram comme ayant un caractère sexiste marqué, moquant la condition de femme de Llobera et contenant des insultes destinées à porter atteinte à sa dignité et à ses relations commerciales. Dans le même temps, le TC a conclu qu’il y avait eu une activité judiciaire malgré le regrettable retard, et n’a donc pas accordé le recours demandé par Llobera.

Dans son recours, Llobera a argué qu’il était inapproprié pour le parquet de transférer l’enquête à la police car elle soupçonne certains membres des forces de l’ordre d’être parmi les présumés auteurs. Elle a estimé qu’il aurait été préférable sur le plan procédural que le parquet de la Batllia convoque directement les suspects plutôt que de confier une enquête aussi sensible à la police, et a critiqué l’incertitude sur le moment et la manière dont les déclarations policières seraient prises.

Elle a aussi critiqué la gestion globale du dossier, affirmant qu’il avait été passé entre différents parquets et que près de trois ans s’étaient écoulés avant que certaines personnes ne soient convoquées pour leurs déclarations.

Les transferts procéduraux entre sections de tribunaux sont cités par le TC comme faisant partie des raisons pour lesquelles il a estimé qu’il y avait eu du mouvement dans le dossier, même si l’affaire reste sans résolution. Selon le constat du tribunal, à ce jour, le dossier n’est pas considéré comme révélant une intention discriminatoire.

Le défi de Llobera sur la gestion et le rythme de l’enquête reste donc sans résolution ; le Tribunal constitutionnel a refusé d’admettre son recours le plus récent au traitement, au motif que des actions procédurales avaient déjà été engagées dans le système judiciaire.

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