Concòrdia accuse le gouvernement andorran de chantage envers les citoyens pour avancer l’accord d’association avec l’UE sans référendum
**Concòrdia accuse le gouvernement andorran de chantage envers les citoyens pour avancer l’accord d’association avec l’UE sans référendum ** Concòrdia, le groupe parlementaire de l’opposition, a
Points cles
- Concòrdia accuse le gouvernement andorran de chantage envers les citoyens pour avancer l’accord d’association UE sans référendum
- Cerni Escalé exige un vote public immédiat avant ratification, citant risques pour immigration, investissements et logement
- Escalé critique les engagements d’Espot avec Macron sans consultation préalable
- Préoccupations croissantes, résidents français organisent conférence sur impacts de l’accord UE
**Concòrdia accuse le gouvernement andorran de chantage envers les citoyens pour avancer l’accord d’association avec l’UE sans référendum **
Concòrdia, le groupe parlementaire de l’opposition, a accusé le gouvernement andorran d’utiliser des tactiques de chantage envers les citoyens en poussant de l’avant l’accord d’association avec l’UE avant tout vote public.
Cerni Escalé, chef du groupe parlementaire de Concòrdia, a formulé ces accusations dans des déclarations à *La Veu Lliure*. Il a critiqué les engagements répétés du chef du gouvernement Xavier Espot à avancer sans consultation préalable, y compris des déclarations publiques aux côtés du président français Emmanuel Macron. Escalé a qualifié cette approche d’injuste, laissant Andorre exposée à l’Europe.
Il a remis en question le calendrier, avertissant que certains États de l’UE comme la Slovénie pourraient ratifier avant que les Andorrans ne votent. Escalé a jugé cela incohérent et a exhorté le gouvernement à stopper le processus ou à organiser le référendum immédiatement. Il a cité le vote public suédois sur l’adoption de l’euro comme modèle d’implication citoyenne dans les grands changements liés à l’UE.
Escalé a mis en lumière les menaces potentielles pour les contrôles d’immigration, le filtrage des investissements étrangers et le marché immobilier. Il a argué que la poussée du gouvernement pour plus d’ouverture afin de lever les barrières à l’investissement échouerait : la libre circulation des capitaux entraverait la sélection des projets, tandis que la libre circulation des personnes mettrait sous pression les règles migratoires et l’offre immobilière.
Dans sa critique la plus virulente, Escalé a accusé l’exécutif d’instiller la peur pour éviter un vote, le qualifiant de chantage. Concòrdia exige un revirement immédiat et un référendum avant la ratification finale.
Une semaine après la visite de Macron à Andorre, où il a qualifié le pays de « concentré d’Europe » et décrit les préoccupations publiques comme « légitimes, respectables et compréhensibles », les deux dirigeants ont esquissé des calendriers provisoires dans un climat d’incertitude persistante. La date du référendum reste indéterminée.
Macron a déclaré que l’accord est finalisé, avec les signatures de la Commission et des États membres avant l’été, suivies des ratifications dans les parlements nationaux de fin d’année jusqu’à l’année prochaine. Espot a présenté une feuille de route nationale : décision du Conseil de l’UE ce printemps, signature probable andorrane en juillet ou septembre, puis ratification du Parlement européen avant un référendum politiquement contraignant.
Les deux ont insisté sur l’imprévisibilité. Espot a noté l’absence de dates précises en raison de variables externes pouvant modifier les calendriers. Macron a évoqué les priorités de l’UE comme les conflits internationaux, les crises énergétiques et les pressions migratoires, avertissant qu’un rejet pourrait fermer les fenêtres de négociation futures. Le statut probable d’accord mixte nécessite l’approbation de tous les États membres, prolongeant le processus.
Pendant ce temps, les préoccupations persistent parmi les résidents, en particulier la communauté française. Catherine Métayer, à l’origine de la plateforme « Continuons à l’unisson », a organisé une conférence intitulée « Andorre et Europe » mercredi à l’hôtel Roc Blanc à Escaldes-Engordany. Des avocats du Cabinet Eurolex Andorra aborderont les impacts sur la fiscalité, les pensions, la santé, le statut administratif et le processus référendaire. Métayer a noté une inquiétude croissante après la visite de Macron, touchant les résidents français et d’autres.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- La Veu Lliure•
Dubtes entre els francesos residents a Andorra per l’impacte de l’acord d’associació amb la UE
- El Periòdic•
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- El Periòdic•
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- La Veu Lliure•
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