Retour a l'accueil
Politique·

Le Parlement andorran soutient un plafonnement des pensions malgré les mises en garde sur son impact marginal

Les groupes parlementaires andorrans s'accordent sur un plafonnement des hautes pensions pour renforcer le système de retraite, mais avertissent que les économies seront minimes sans mesures plus larges.

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Seulement 32 pensions dépassent 4 500 euros/mois (3x salaire minimum)
  • Demòcrates présentera le plafonnement comme première mesure le 18 mars pour négociations
  • Économies jugées « minimales » ou « marginales » par tous les grands groupes
  • Débat inclut hausses de cotisations mais rejette privatisation et hausse d'âge de retraite sans données

Les groupes parlementaires andorrans ont qualifié de marginal l'impact d'un plafonnement proposé des pensions les plus élevées sur les efforts pour consolider le système de retraite, malgré un large accord sur son principe.

La mesure, en discussion au sein de la commission législative sur les pensions, limiterait les paiements maximums. Actuellement, seulement 32 pensions dépassent 4 500 euros par mois – trois fois le salaire minimum. Jordi Jordana, président du groupe Demòcrates et membre de la commission, a déclaré à Diari d'Andorra que cette idée « n'est pas parmi les plus problématiques à mettre en œuvre », issue de débats antérieurs. Il a toutefois mis en garde que les économies « ne seraient pas très élevées ».

Pol Bartolomé, conseiller général de Concòrdia, a noté des divergences sur l'association du plafonnement à des limites des bases de cotisation maximales, pour empêcher les hauts revenus de cotiser au-delà des plafonds de pension. Il a néanmoins indiqué que les économies seraient « minimes », bien que la proposition fasse l'objet d'un large consensus. Son collègue Jordi Casadevall l'a qualifiée d'étape « esthétique » motivée par la « solidarité ».

Susanna Vela, conseillère générale du Partit Socialdemòcrata (PS), a formulé la critique la plus vive, remettant en question son utilité compte tenu des rendements limités. Elle a insisté pour qu'elle s'accompagne de changements plus larges, comme une révision des plafonds de cotisation, et s'est opposée à une hausse de l'âge de la retraite sans données supplémentaires. Des rapports indépendants commandés par son groupe, a-t-elle dit, montrent que prolonger les cotisations de deux ans ne comblerait pas le déficit et serait « totalement impopulaire ».

Demòcrates présentera cette mesure comme premier paquet le 18 mars, a confirmé Jordana, pour lancer les négociations formelles et fournir une base de discussion. Elle s'appuiera sur les discussions antérieures, incluant d'éventuelles hausses de cotisations ou un système de pension privé complémentaire – bien que le PS ait tracé une ligne rouge contre la privatisation, priorisant la viabilité du modèle public.

Vela a réitéré que les plans privés vont à l'encontre de leur vision d'un système public renforcé.

Concòrdia prévoit d'explorer des options jusqu'en mars et début avril, Casadevall soulignant l'intérêt d'une proposition de départ. Par ailleurs, il s'est concentré sur l'avancement d'une réforme consensuelle de la loi sur les terrains, prévue pour examen au Conseil général le 12 mars, visant à étendre cet accord multipartite à la commission sur les pensions.

Partager l'article via

Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :