Le Parlement européen soutient l’accord d’association exclusif avec Andorre malgré la division sur la ratification
Les eurodéputés appuient la demande d’Andorre pour un accord exclusif avec l’UE afin d’accélérer la ratification, en insistant sur la transparence face à la résistance, tandis que le Conseil penche pour un modèle mixte.
Points cles
- Le Parlement appelle à un accord exclusif avec l’UE pour une ratification rapide, en ligne avec la position d’Andorre.
- Le Conseil penche pour un accord mixte ; 9 États le soutiennent, d’autres changent de position.
- Appel à une communication claire sur les avantages pour éviter la méfiance et les tensions sociales.
- Le parti andorran Progressistes-SDP réaffirme l’accord pro-UE comme vital pour la sécurité d’une petite nation face aux menaces mondiales.
Le Parlement européen a approuvé la demande d’Andorre en faveur d’un accord d’association exclusif avec l’UE, en appelant à plus de transparence pour éviter les malentendus publics et les résistances sociales.
Dans un rapport provisoire adopté par les eurodéputés le 19 janvier, les parlementaires ont déclaré que l’accord devait rester « exclusif à l’UE » pour permettre une entrée en vigueur rapide via un processus de ratification coordonné, évitant les retards des parlements nationaux. Le document loue cet accord comme le plus complet de l’UE avec un pays tiers, adapté à la taille et à la capacité administrative d’Andorre. Cette position s’aligne directement sur celle d’Andorre pour contourner les obstacles juridiques et politiques.
Pourtant, les discussions au Conseil penchent vers un accord mixte nécessitant des ratifications nationales. Un vote indicatif lors du groupe de travail EFTA du 18 novembre sous présidence danoise a montré que neuf États membres – dont la France, la Belgique, le Luxembourg, Chypre et la Hongrie – soutenaient le modèle mixte, tandis que seuls l’Espagne, le Portugal et la Tchéquie appuyaient la voie exclusive. Des réunions ultérieures ont vu le Portugal changer de position, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie réexaminant les leurs.
Les eurodéputés ont insisté sur la nécessité d’une communication claire sur les impacts réglementaires et les avantages de l’accord, avertissant que sa complexité technique pourrait engendrer de la méfiance sans explications précises et accessibles. Ils ont présenté l’intégration comme une opportunité de croissance plutôt qu une imposition. Le rapport appelle à un mécanisme de surveillance de l’UE pour garantir le respect des règles et éviter les distorsions de marché, adapté aux ressources limitées d’Andorre. Il soutient un déploiement échelonné sur jusqu’à 15 ans pour les secteurs sensibles comme les services financiers, conditionné à un strict respect des règles de l’UE et à l’approbation des superviseurs. Les parlementaires ont aussi souligné les risques de tensions sociales liés aux changements, appelant à une gestion prudente.
Sur le plan interne, Progressistes-SDP a réaffirmé son engagement pro-UE lors de son conseil national à Escaldes-Engordany ce week-end. Le président du parti, Josep Roig, a qualifié l’accord de priorité politique majeure dans un ordre mondial volatile s’accélérant d’ici 2026, citant la guerre de la Russie en Ukraine et l’expansionnisme américain sous Trump comme des menaces rendant vulnérables les petites nations comme Andorre. « Andorre ne peut pas se permettre de rester seule », a-t-il déclaré, ajoutant que « la souveraineté n’est pas une proclamation mais une pratique, construite par des alliances ».
L’ancien leader Jaume Bartumeu a informé les membres sur l’état des négociations pour l’accord, notant un soutien répandu des États membres de l’UE pour le modèle mixte, désormais renforcé par la majorité au Parlement européen. Il a appelé à des discussions réalistes sur la souveraineté, soulignant la forte dépendance d’Andorre aux importations pour les essentiels comme l’énergie, le carburant, les médicaments et l’alimentation. L’accord, a-t-il argué, renforce la prise de décision en économie, commerce, sécurité juridique et protection sociale.
La réunion a aussi abordé les défis du système de santé, Alain Mateu présentant les avancées sur le pacte national pour la qualité, l’efficience et la durabilité du système. Il a mis en avant les efforts pour moderniser les outils numériques comme les dossiers cliniques partagés et une application santé, tout en reconnaissant la saturation et les retards comme des problèmes persistants nécessitant des réponses politiques stratégiques axées sur la prévention et les soins de premier recours.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Bon Dia•
Progressistes-SDP referma l'aposta per Europa davant un context internacional cada cop més inestable
- Diari d'Andorra•
Progressistes-SDP defensa l’Acord d’Associació com una eina per reforçar la sobirania d’Andorra
- Diari d'Andorra•
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