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Politique·

Les paroisses andorranes proposent un projet de loi pour formaliser la réforme des consuls et leurs avis contraignants sur les lois

Les sept paroisses d’Andorre proposent une législation pour officialiser les réunions des consuls, leur accordant des avis obligatoires mais non contraignants sur les projets de loi affectant les habitants.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraBon DiaEl PeriòdicAltaveu

Points cles

  • Les paroisses cherchent une structure légale remplaçant l’association actuelle, avec des délais pour les avis sur les projets de loi.
  • Inspiré de la Charte européenne ; projet prêt le trimestre prochain pour un dépôt au parlement.
  • 75 M€ d’investissements combinés prévus pour 2026 en services, social, tourisme et développement.
  • Changements de personnel consensuels aux instituts clés comme le logement et la Fondation tutélaire.

Les sept paroisses d’Andorre préparent conjointement un projet de loi pour formaliser les réunions des consuls, leur conférant une autorité obligatoire mais non contraignante pour émettre des avis sur les projets de loi et règlements affectant les communautés locales.

Cette initiative, annoncée par le premier consul de Canillo, Jordi Alcobé, et Rosa Gili d’Escaldes-Engordany lors d’une conférence de presse après la dernière réunion des consuls à Escaldes-Engordany, vise à remplacer l’association actuelle par une structure légale dédiée. Celle-ci établirait des délais réglementés pour les contributions des paroisses et créerait un canal unifié pour les échanges avec le gouvernement, le Consell General ou d’autres organismes, évitant les contacts individuels avec chaque paroisse.

Alcobé a qualifié les paroisses d’« interlocuteur valide et efficace », citant leur apparition unifiée récente devant la Commission du territoire et de l’urbanisme du Consell General sur les modifications de la loi foncière, qui a révélé plus de points communs que de divergences malgré des affiliations politiques variées. Gili a évoqué les lacunes de communication de longue date, où les connaissances locales manquent souvent de débouchés appropriés, et s’est inspirée du mécanisme de rapports non contraignants du système judiciaire. Les consuls ont insisté sur le fait que la réforme n’empiéterait pas sur les pouvoirs existants mais améliorerait l’efficacité – par exemple, en garantissant que les paroisses soient informées à temps des initiatives pertinentes plutôt que de les découvrir tardivement ou de dépendre de conseillers alliés pour des amendements.

Inspirés par la Charte européenne de l’autonomie locale et les directives du Conseil de l’Europe, les paroisses espèrent finaliser un projet dans le prochain trimestre et le faire avancer au parlement avant la fin de la législature en cours. Il nécessiterait probablement plus que la contribution annuelle actuelle de 12 000 € par paroisse, peut-être avec du personnel dédié pour suivre les dossiers, bien que les détails restent préliminaires.

Alcobé a détaillé 75 millions d’euros d’investissements réels combinés pour 2026 dans les paroisses – environ 10 millions chacune – axés sur les services communaux, les initiatives sociales comme la petite enfance et les soins aux personnes âgées, les attractions touristiques, le développement économique et l’amélioration des villages. Les budgets seront approuvés en début d’année pour une mise en œuvre immédiate sans prorogations.

Gili a confirmé des changements de personnel par consensus total : l’économiste Neus Cornella remplacera Lluís Ginjaume à l’Institut national du logement, apportant une perspective économique ; et le conseiller social de Massana, Marc Jové, fort d’une expérience juridique et sociale, succédera à Magda Mata à la Fondation tutélaire privée après son mandat de deux ans. Les paroisses ont noté leur indépendance financière croissante vis-à-vis du gouvernement, avec une dette nulle à Escaldes-Engordany et Canillo, et ont souligné le consensus pour toute cession future.

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