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Politique·

Pirates d’Andorra porte plainte pour surveillance secrète à La Massana

Le parti demande aux procureurs d’enquêter sur les systèmes de caméras avancées pour violation de la protection des données et des droits dans les espaces publics.

Synthese a partir de :
Bon DiaARA

Points cles

  • Plainte déposée le 11 mars par Josep Guirao visant 86 caméras plus bodycams avec fonctions IA comme lecture de plaques et détection de véhicules.
  • Systèmes accusés de suivi automatisé sans signalisation, évaluations d’impact ou connaissance publique.
  • Questions sur stockage des données, protocoles d’accès policiers et contrôle de l’APDA ; demande de démission de sa présidente.
  • Procureurs saisis pour vérifier le traitement des données personnelles et la conformité à l’État de droit.

**Pirates d’Andorra porte plainte auprès des procureurs pour surveillance avancée à La Massana**

Le parti Pirates d’Andorra a déposé une plainte auprès du parquet du Principat le 11 mars, réclamant une enquête sur les systèmes de surveillance technologique déployés dans les espaces publics à travers le pays. Signée par le président du parti Josep Guirao à titre personnel et au nom du parti, le document met en lumière des violations potentielles des règles de protection des données et des risques pour les droits fondamentaux.

La plainte vise particulièrement La Massana, où les recherches des Pirates révèlent un dispositif plus étendu et sophistiqué que ce qui a été divulgué publiquement. Les autorités locales y gèrent 86 caméras opérationnelles dans la paroisse, plus des bodycams pour les agents de la circulation encore en phase de préparation. Au-delà des images basiques, les systèmes incluent la lecture de plaques d’immatriculation, l’identification des véhicules par type, couleur et marque, et la détection d’incidents comme la conduite en sens interdit.

Les Pirates estiment que ces outils permettent une collecte et un tri automatisés de données sans signalisation ni connaissance publique, autorisant un suivi systématique des véhicules – et indirectement des déplacements des personnes en public. Le parti soulève des doutes sur la conformité, notamment l’existence d’une base légale solide, d’évaluations d’impact préalables sur la protection des données et d’alertes adéquates aux citoyens. Il interroge aussi le lieu de stockage des images, les protocoles d’accès policiers et les conditions de déclenchement des enregistrements.

Le parti reproche à l’Agence de protection des données andorrane (APDA) une réaction tiède, Guirao exigeant la démission de sa présidente Jèssica Obiols et de son conseil dans une plainte administrative distincte.

Les Pirates veulent que les procureurs évaluent si les systèmes traitent des données personnelles, vérifient la mise en place des garanties requises et examinent le contrôle de l’APDA pour respecter les principes de l’État de droit. Guirao a insisté sur l’importance de la responsabilité : « Quand les choses ne sont pas faites correctement, il faut le signaler. » Aucune réponse n’est venue des autorités pour l’instant.

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