Le Portugal soutient un accord mixte UE-Andorre, aligné sur la France
Le Portugal se rallie à un accord d'association mixte pour Andorre avec l'UE, invoquant des liens amicaux et des négociations accélérées, tandis qu'Espagne, Allemagne...
Points cles
- Le Portugal soutient l'accord mixte UE-Andorre annoncé le 7 janvier, aligné sur la France.
- Espagne, Allemagne, Italie émettent des réserves d'étude, pourraient rejoindre le camp pro-mixte.
- Session EFTA à Bruxelles priorise le cadre juridique de l'accord, vise 2026.
- Commission des affaires étrangères du Parlement UE approuve le rapport, booste commerce et mobilité.
Le Portugal a modifié sa position pour soutenir un accord d'association mixte entre Andorre et l'Union européenne, s'alignant sur le groupe mené par la France. Ce changement a été annoncé le 7 janvier lors d'une réunion de travail du groupe EFTA, où les représentants portugais ont cité le statut d'Andorre comme nation amie accueillant de nombreux citoyens portugais. Ils ont argué que la voie de l'accord mixte accélérerait les négociations et résoudrait les retards en cours.
La même réunion a révélé des positions en évolution de l'Espagne, de l'Allemagne et de l'Italie, qui ont toutes émis des réserves d'étude et demandé du temps pour reconsidérer leurs positions. Cette évolution suggère qu'elles pourraient rejoindre le camp favorable à l'accord mixte, bien que aucune décision finale n'ait été confirmée.
Ces discussions ont eu lieu lors de la session du groupe de travail EFTA tenue hier à Bruxelles, qui s'est concentrée sur l'accord d'association impliquant Andorre et Saint-Marin. Inscrit en deuxième point à l'ordre du jour, les échanges ont examiné des propositions actualisées pour le cadre juridique de l'accord et les protocoles complémentaires. La session visait à dégager un consensus sur la signature, l'application provisoire et la conclusion du futur cadre institutionnel, en s'appuyant sur des révisions juridiques et politiques récentes.
Aucun résultat officiel n'a été publié, mais la place à l'ordre du jour souligne un fort engagement politique pour prioriser l'accord, avec une finalisation potentielle visée en 2026. La procédure mixte nécessite l'approbation des parlements nationaux et fédéraux – un processus plus long qu'Andorre a accepté comme voie probable, soutenu par la position ferme de la France.
Par ailleurs, la commission des affaires étrangères du Parlement européen a approuvé le rapport sur l'accord le 15 janvier à une large majorité. L'eurodéputée socialiste Laura Ballarín a déclaré qu'il créerait de nouvelles opportunités pour les entreprises, les PME et les consommateurs en supprimant les barrières commerciales et en facilitant la libre circulation des biens, des services et des personnes. L'accord doit renforcer l'intégration économique et la coopération transfrontalière.
Le conseil EFTA a également abordé les relations bilatérales avec la Suisse et le dialogue politique avec les Balkans occidentaux.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :