Saint-Marin presse pour une ratification au niveau de l'UE alors que l'Allemagne hésite
Le chef du gouvernement Luca Beccari a exhorté les partenaires à l'OSCE à maintenir l'accord d'association avec l'UE (négocié avec Andorre) comme non mixte, à ratifier au niveau de l'UE.
Points cles
- Beccari a pressé l'Allemagne et le Portugal le 4 décembre à Vienne pour maintenir le statut non mixte de l'accord d'association UE-Andorre/Saint-Marin.
- L'Allemagne commence à changer de position et exprime des doutes ; le Portugal, l'Espagne et la République tchèque soutiennent toujours la ratification au niveau de l'UE.
- La Commission des affaires étrangères de Saint-Marin tient des sessions prolongées sur les négociations d'association, la sécurité et l'immigration.
- Le Grand et Général Conseil tiendra des séances prolongées et votera une motion pour impliquer toutes les institutions dans la mise en œuvre de l'accord.
Le chef du gouvernement de Saint-Marin, Luca Beccari, a pressé l'Allemagne et le Portugal le 4 décembre de maintenir leur position selon laquelle l'accord d'association avec l'Union européenne — négocié conjointement avec Andorre — doit être traité comme un accord non mixte, ce qui signifie qu'il serait ratifié au niveau de l'UE plutôt que par chaque État membre individuellement. Beccari a soulevé la question à Vienne lors du 32e Conseil ministériel de l'OSCE. Il a manifesté une préoccupation particulière pour l'Allemagne, qui a commencé à modifier sa position et à exprimer quelques doutes.
Le Portugal, avec l'Espagne et la République tchèque, reste fermement favorable à une ratification unique au niveau de l'UE. À l'opposé, un bloc clairement défini mené par la France soutient que l'accord doit être ratifié par les parlements de chaque État membre de l'UE, et le cas échéant par les parlements fédéraux également.
Saint-Marin se prépare à une période d'activité institutionnelle intense centrée sur le processus d'association. La Commission parlementaire des affaires étrangères, de l'émigration et de l'immigration tient une session prolongée pour aborder les questions de politique étrangère, de sécurité et d'immigration, avec les négociations d'association comme sujet central. Les responsables décrivent ce processus comme clé pour garantir la stabilité institutionnelle du pays et son positionnement international.
Le travail de la commission vise à assurer la continuité des discussions avec Bruxelles et à façonner le cadre juridique et politique pour la mise en œuvre. À la suite des réunions de la commission, le Grand et Général Conseil se réunira pour des sessions allant du lundi au jeudi, avec de longues séances quotidiennes incluant un débat et un vote prévu sur une motion visant à impliquer toutes les institutions dans la gestion des dispositions futures découlant de l'accord avec l'UE.
L'objectif déclaré des délibérations parlementaires et de la commission est d'établir une stratégie nationale coordonnée pour aligner Saint-Marin sur les normes de l'UE et capitaliser sur les opportunités d'une intégration plus étroite. Les parlementaires affirment que ces discussions réaffirment l'engagement politique du pays envers l'Europe et la volonté institutionnelle de progresser vers une coopération internationale plus profonde.
L'afflux d'activité des commissions et du parlement reflète l'effort des institutions de Saint-Marin pour consolider les bases d'un modèle de relation future avec l'UE, sur fond de réformes internes et de définition des alliances extérieures.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :