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Politique·

Silvestre Advocats demande la récusation du magistrat Pastor au Tribunal constitutionnel andorran

Le cabinet conteste la rejection de leur recours en amparo par le Tribunal constitutionnel, invoquant des préoccupations d'impartialité liées aux liens académiques de Pastor.

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Recours pour récusation de Pere Pastor en raison de liens avec l'Université d'Andorre et l'ex-procureur général.
  • Contestation du rejet d'irrecevabilité de l'amparo du 19 janvier 2026, demande d'annulation.
  • Notification via médias avant avis formel, atteinte à la confiance procédurale.
  • Double standard par rapport à la récusation maintenue du président Núria García Val.

**Silvestre Advocats a déposé un recours auprès du Tribunal constitutionnel andorran pour obtenir la récusation du magistrat rapporteur Pere Pastor et contester le rejet préalable de leur recours en amparo.**

Le cabinet soutient que des éléments pourraient compromettre l'apparence d'impartialité dans le traitement de l'affaire par le tribunal. Dans une requête en súplica récemment soumise, ils demandent l'annulation de la décision du tribunal du 19 janvier 2026 qui a déclaré leur amparo irrecevable. À titre subsidiaire, ils souhaitent que le recours soit admis à traitement et que la procédure soit remise en cause.

Un point central porte sur d'éventuels liens académiques à l'Université d'Andorre entre Pastor et l'ancien procureur général Alfons Alberca, aujourd'hui magistrat en exercice. Le cabinet réclame des preuves documentaires pour clarifier ces liens et demande à l'UdA d'identifier le directeur de la thèse de doctorat du vice-procureur Borja Aguado. L'avocat Josep Anton Silvestre insiste sur le fait que, dans une affaire portant sur l'impartialité judiciaire, tout doute objectif doit être examiné rigoureusement.

Silvestre établit un parallèle avec la récusation antérieure de Núria García Val, présidente du Tribunal de Corts, que le Tribunal constitutionnel a validée sur la base d'une « appréhension légitime » fondée sur les apparences plutôt que sur des faits prouvés. Il estime que le tribunal a appliqué un double standard : alors que les apparences ont justifié son éviction – à la demande du parquet –, il a rejeté leur amparo pour absence de substance constitutionnelle, malgré l'invocation des mêmes préoccupations d'impartialité objective.

Le recours met également en lumière un vice de notification. Silvestre affirme avoir appris la décision d'irrecevabilité par les médias avant de recevoir une notification formelle, le contenu ayant ensuite été publié au BOPA. Il argue que cette irrégularité mine la confiance dans les garanties procédurales, les parties devant être informées avant la publication de résolutions d'une telle importance.

Par ailleurs, le cabinet conteste les bases factuelles de la récusation de García Val, y compris les allégations de ses abstentions répétées dans des affaires impliquant un avocat spécifique, qu'elle a publiquement démenties. Silvestre maintient que cette dépendance à des prémisses non vérifiées soulève des questions constitutionnelles fondamentales sur le droit à un juge prédéterminé et à un tribunal impartial.

Cette affaire, que le cabinet estime mériter un examen au fond plutôt qu'un rejet à l'étape d'admissibilité, met désormais à l'épreuve les standards en matière de récusations et d'égalité d'application judiciaire. Le Tribunal constitutionnel devra décider s'il admet la requête et réexamine sa décision antérieure.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :