Survivante de l'Anfal Tchiayi Emin donne une conférence en Andorre
La Kurde de 53 ans, survivante du génocide Anfal de 1988, s'exprime ce soir sur les atrocités contre les Kurdes et plaide pour leur reconnaissance.
Points cles
- Emin a perdu sa famille dans l'attaque chimique de 1988 tuant 182 000 Kurdes ; la qualifie de « solution finale ».
- Fondé AMVGK en 2017 pour exiger reconnaissance des génocides kurdes en 1980, 1983, 1988, 2014.
- Réalisations : proposition de loi française 2021, oliviers de la paix plantés ; bureau au Kurdistan prévu.
- 70M de Kurdes apatrides ; cherche soutien pour prévenir répétitions contre Kurdes et minorités.
Tchiayi Emin, survivante de 53 ans du génocide Anfal de 1988 contre les Kurdes d'Irak, donnera une conférence de sensibilisation ce soir à 19h30 au centre Roc Blanc en Andorre.
Emin a perdu des membres de sa famille lors de l'attaque aux armes chimiques qui a tué 182 000 personnes dans le cadre de la campagne de Saddam Hussein pour éradiquer la population kurde. Elle a qualifié l'opération de « solution finale » visant les Kurdes, bien que la communauté internationale n'ait pas encore formellement reconnu le génocide. « La justice n'a pas été rendue pour les victimes », a-t-elle déclaré.
En 2017, après des années de réflexion, Emin a fondé l'association AMVGK pour exiger des comptes pour les Kurdes déplacés par le régime de Hussein. Le groupe réclame une reconnaissance mondiale des génocides contre les Kurdes en 1980, 1983, 1988 et 2014, et documente plus de 840 000 victimes depuis 1970.
Emin a insisté sur la nécessité de se souvenir de ces événements pour éduquer les jeunes générations et alerter sur les risques de répétition par les États voisins. « Nos enfants doivent savoir ce qui est arrivé à leurs parents et grands-parents », a-t-elle dit, ajoutant que plus de 70 millions de Kurdes dans le monde restent apatrides.
Les réalisations incluent une proposition de loi de 2021 déposée au Parlement français, soutenue par le leader de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, appelant à la reconnaissance du génocide kurde. L'an dernier, le groupe a planté des oliviers de la paix à Montauban et Perpinyà en mémoire des victimes.
Pour l'avenir, Emin appelle à un soutien politique, intellectuel et médiatique, notant l'absence de soutien étatique. Les projets comprennent de nouvelles plantations d'arbres, des conférences publiques pour sensibiliser le monde et l'ouverture d'un bureau au Kurdistan en avril. L'inauguration réunira pour la première fois des organisations de soutien aux victimes au-delà des clivages religieux, favorisant l'unité pour la cause nationale.
L'association vise à stopper la « barbarie » en cours contre les Kurdes et les minorités religieuses au Moyen-Orient, en promouvant la paix et la liberté sur leurs terres ancestrales. Emin a signalé un soutien croissant d'institutions, d'ONG et de survivants qui voient dans ce travail une validation de leurs souffrances.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :