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Politique·

Le Syndic général d’Andorre appelle à une gestion prudente du système coprincier au milieu du débat sur l’avortement

Carles Ensenyat plaide pour la stabilité et la continuité des institutions face aux défis modernes comme la dépénalisation de l’avortement, alors que le parlement est divisé.

Synthese a partir de :
El PeriòdicDiari d'AndorraBon DiaAltaveuARA

Points cles

  • Ensenyat insiste sur la stabilité des institutions et l’usage des outils existants face aux défis comme l’avortement et la justice sociale.
  • Anecdote historique : les Andorrans convainquent Napoléon en 1806 de restaurer le coprince français malgré le républicanisme.
  • Opposition pour une dépénalisation rapide de l’avortement ; partis majoritaires prônent la prudence pour ne pas risquer le coprince épiscopal.
  • Frustration sur la fuite d’un projet de loi sur les loyers et rejet de la proposition de commission contre les tours.

Carles Ensenyat, Syndic général d’Andorre, a exhorté les dirigeants du Consell General, du gouvernement, des communes, du Conseil supérieur de la justice et d’autres institutions à gérer prudemment le système de coprincipauté lors de son discours de clôture de la session Sant Tomàs à la Casa de la Vall. Il a qualifié ce cadre d’imparfait mais façonné par l’expérience historique collective, soulignant la nécessité d’utiliser les outils existants pour relever les défis modernes tout en assurant la stabilité – une valeur nationale fondamentale qui rend les institutions pratiques, prévisibles et adaptées aux besoins des citoyens.

Ensenyat a insisté sur le fait que les institutions doivent servir de liens dans l’histoire continue d’Andorre, privilégiant la continuité à la rupture. Il a rappelé comment l’abolition des droits féodaux par la Révolution française avait laissé Andorre sans coprince français pendant 14 ans, incitant les Andorrans en 1806 à se rendre à Paris pour convaincre Napoléon Bonaparte de restaurer ce rôle. « Dans un monde qui poussait vers la liberté et le républicanisme, Andorre voulait conserver ses coprinces », a-t-il déclaré, en en faisant la preuve de la sagesse séculaire du pays et de son rejet des visions court-termistes.

Sans aborder directement la dépénalisation de l’avortement, Ensenyat a relié les récents débats parlementaires – y compris sur l’avortement, la préservation de la langue, l’équilibre de la croissance, la justice sociale, les retraites, la transparence, l’accessibilité et la protection territoriale – à des préoccupations sociétales communes. Les institutions doivent les aborder de manière responsable pour favoriser la cohésion, l’inclusivité et la responsabilité envers les générations futures, a-t-il affirmé, insistant sur le fait que le débat reste essentiel mais doit respecter le système global.

Les chefs des groupes parlementaires ont interprété le discours à la lumière de la question de l’avortement. Cerni Escalé de Concòrdia a salué son accent sur l’équilibre entre tradition et utilité, appelant les institutions à refléter les réalités sociales et plaidant pour une dépénalisation rapide par consensus avec les coprinces. Il a souligné la nécessité d’un équilibre entre rôles symboliques et pertinence pratique, exhortant le coprince épiscopal à tenir compte de la modernisation sociétale.

Susanna Vela du Partit Socialdemòcrata l’a qualifié d’appel institutionnel solide à l’équilibre, y voyant une ouverture pour prioriser les droits des femmes après la révision constitutionnelle, désormais en attente de la décision du coprince épiscopal. Elle a insisté sur la flexibilité pour protéger les droits personnels tout en maintenant la stabilité.

Carine Montaner d’Andorra Endavant a réaffirmé le soutien institutionnel sans le lier à l’avortement, en se concentrant sur les devoirs de contrôle.

Les partis majoritaires Demòcrates et Ciutadans Compromesos ont mis l’accent sur la prudence. Jordi Jordana (également orthographié Ornada) des Demòcrates a prôné un changement progressif pour préserver l’équilibre, exprimant un optimisme pour un consensus au milieu de l’évolution nationale. Carles Naudi de Ciutadans Compromesos a averti qu’une mauvaise gestion des lois sur l’avortement pourrait mettre en péril le coprince épiscopal, préférant des discussions discrètes pour faire avancer les droits sans risque systémique.

À la suite de la session, les groupes d’opposition ont exprimé leur frustration face à un projet de loi sur le dégel des loyers qui a fuité, critiquant le gouvernement pour avoir partagé des détails publiquement avant examen parlementaire ou consultation des acteurs économiques et sociaux. Cerni Escalé de Concòrdia, Susanna Vela du PS et Carine Montaner d’Andorra Endavant ont exigé un dialogue préalable, soupçonnant un ballon d’essai pour sonder les réactions.

Les parlementaires ont également rejeté la proposition de Rosa Gili, Cònsol Major d’Escaldes-Engordany, pour une commission tripartite avec le gouvernement et le Consell General visant à limiter les tours de grande hauteur, invoquant les commissions d’urbanisme existantes, les compétences communales et un mauvais timing à la fin de son mandat. Seule Concòrdia via Escalé l’a soutenue, en mettant en garde contre des immeubles de 20 étages dans des vallées étroites.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :