Síndic général : la crise du logement et l’accord d’association avec l’UE sont les principaux défis de l’Andorre
Carles Ensenyat appelle à une coopération transpartisane pour promouvoir un modèle de croissance durable et abordable limitant la population, le tourisme et l’usage des ressources.
Points cles
- Crise du logement et accord d’association UE sont les priorités ; appels à augmenter l’offre de logements et à prévenir les hausses de prix.
- Promeut un modèle de croissance durable avec plafonds sur population, tourisme et ressources ; avertit que l’Andorre ne peut pas supporter 300 000 (peut-être moins de 150 000) habitants.
- L’accord UE est probablement « mixte » et pourrait nécessiter l’approbation d’environ 50 parlements ; ratification en 6-9 ans ; application provisoire risquée.
- Réforme des retraites possible cette législature ; rénovation de la Casa de la Vall dans les temps pour rouvrir cette année dans le cadre d’un projet UNESCO de 4 M€.
Carles Ensenyat, síndic general, a déclaré que la crise du logement et l’accord d’association avec l’Union européenne seront les principaux défis pour le Consell General jusqu’à la fin de la législature. Il a exhorté toutes les parties à continuer de travailler ensemble pour trouver des solutions et s’entendre sur un modèle de croissance durable et abordable qui fixe des limites à la population, au tourisme et aux ressources naturelles.
Ensenyat a indiqué que les efforts doivent se poursuivre sur la politique migratoire et sur des mesures pour augmenter le nombre de logements disponibles pour la population et empêcher les prix de s’envoler. Il a averti que si tout le monde souhaite une certaine flexibilité réglementaire, cette flexibilité ne doit pas créer de problèmes pour les citoyens.
Sur la croissance démographique, Ensenyat a argué que l’Andorre ne peut pas supporter 300 000 habitants — probablement pas 200 000 et peut-être pas même 150 000 — et que les législateurs doivent décider quand freiner pour éviter un effondrement soudain. Sans politique planifiée, a-t-il prévenu, « dans 10 ou 15 ans, il y aura un moment où tout s’arrêtera ».
Concernant l’accord d’association avec l’UE, Ensenyat a déclaré que l’Union a de facto qualifié l’accord de mixte, notant que la lettre du co-prince français avait déjà signalé cette classification. Il a averti que la ratification sera un processus long — potentiellement six, sept ou neuf ans — car le texte doit être approuvé par environ cinquante parlements à travers l’Europe. Si l’un de ces parlements rejette l’accord, le processus serait gelé et pourrait nécessiter des négociations bilatérales avec les États qui s’opposent à des points spécifiques.
Ensenyat a évoqué plusieurs options provisoires : un référendum immédiat, l’attente de la ratification parlementaire en Europe, ou l’application provisoire de parties de l’accord, bien qu’il ait mis en garde contre les risques de cette dernière. Il a également souligné que la perte de la coprincipauté réduirait la capacité de négociation, l’influence et l’accès au soutien consultatif de l’Andorre.
Sur les retraites, Ensenyat a indiqué qu’une réforme du système est possible avant la fin de la législature. Il a décrit le rôle de la Principauté comme observateur de la gestion des pays voisins pour éviter de répéter leurs erreurs, et noté que la branche retraite n’est pas encore déficitaire. Tous les groupes parlementaires, a-t-il dit, partagent une ligne centrale visant un système durable.
Sur les questions sociales, Ensenyat a déclaré que la société a progressé sur l’avortement et que la législation devrait évoluer en conséquence, mais il a reconnu que la solution ne sera pas facile et a tracé une ligne rouge à tout changement qui altérerait le modèle institutionnel de la Principauté.
Au sein du Parti démocrate, Ensenyat a salué Ladislau Baró comme un nouveau président extraordinaire et compétent doté d’une vision stratégique et tactique. Il a ajouté qu’il y a beaucoup de personnes qualifiées dans le parti qui pourraient être chefs de gouvernement, que le parti n’est pas encore en position de choisir un numéro un, et que Xavier Espot reste le leader ; celui qui sera choisi pour remplacer Espot sera la meilleure option à ce moment-là.
Ensenyat a confirmé que les travaux de rénovation de la Casa de la Vall avancent selon le calendrier et que le bâtiment rouvrira cette année à temps pour accueillir le Consell de Sant Tomàs. La première phase, qui a nécessité la fermeture temporaire du bâtiment, se termine actuellement ; les travaux de réhabilitation extérieure se poursuivront en 2026 sans affecter les visites. Ces travaux font partie d’une candidature transnationale UNESCO qui inclut aussi le château de Foix et d’autres éléments patrimoniaux, et le budget global du projet de 4 millions d’euros est maintenu.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :