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Politique·

Le Syndicat du logement exige un nouvel organe pour fixer les prix immobiliers en Andorre

Il plaide pour une autorité de médiation régulant ventes et locations, freinant la spéculation et garantissant un logement abordable face à l'inaction gouvernementale.

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Proposition d'un organe de médiation pour fixer des prix de « vraie valeur » selon le pouvoir d'achat et la fonction sociale.
  • Accusation des fonds d'investissement et rentiers pour accumulation de biens ; appel à plus de logements publics et plafonds de profits.
  • Critique de la prolongation du gel des loyers pour risques d'évasion ; plaidoyer pour baux indéfinis après moratoire.
  • Prévision de mobilisations de rue et perturbations si dérégulation sans protections.

Le Syndicat du logement a réclamé la création d'un nouvel organe de médiation chargé de fixer des prix de référence pour les achats et les locations immobilières en Andorre, dans le but d'étendre la régulation au-delà du marché locatif et d'empêcher la spéculation de se déplacer vers les ventes.

Cristian Blázquez, membre du syndicat, a détaillé cette proposition lors d'un entretien dans l'émission *Parlem-ne* de Diari TV. Cet organe déterminerait la « vraie valeur » du logement abordable pour les familles ouvrières, qui font face aux plus grandes difficultés d'accès. Blázquez a accusé les fonds d'investissement et les classes rentiers d'accumuler les biens immobiliers, en parallèle de l'inaction du gouvernement pour réguler fermement le marché.

Le syndicat estime que les conditions actuelles opposent les intérêts des propriétaires à ceux des personnes en quête de logement. Il prône une régulation structurelle fondée sur le pouvoir d'achat et la fonction sociale des biens, et non sur les locations seules. Sans cela, a averti Blázquez, la spéculation pourrait simplement se reporter sur le marché des achats.

Parmi les mesures supplémentaires proposées figurent l'extension du parc de logements publics, l'inscription du droit au logement aux côtés de l'éducation et de la santé, et un plafonnement de la rentabilité immobilière. Ces étapes, selon le groupe, favoriseraient un changement culturel considérant le logement comme essentiel au bien-être et à la sécurité des travailleurs, et non comme un actif spéculatif. Le problème touche désormais toutes les classes sociales.

Blázquez a porté un jugement mitigé sur la prolongation du gel des loyers, saluant son rôle dans l'évitement des hausses abusives mais notant qu'il a encouragé des pratiques d'évasion en limitant les rendements des propriétaires. Lever ce gel sans garanties solides risquerait de créer un « environnement hostile » poussant beaucoup à quitter le pays, a-t-il mis en garde.

Les projets gouvernementaux de prolongation des contrats par ancienneté et de plafonnement des hausses de renouvellement à 25 % pour les logements à 8 € le mètre carré ou moins sont insuffisants, selon le syndicat. Celui-ci propose de transformer les baux temporaires en baux à durée indéterminée après la fin du moratoire, obligeant les propriétaires à justifier les fins de bail.

Comptant une vingtaine de membres, le syndicat prévoit des mobilisations de rue si la dérégulation avance sans protections. Blázquez a indiqué qu'il n'excluait pas « la pression populaire par la mobilisation et la perturbation », tout en constituant des sections de base dans les quartiers pour identifier les problèmes locaux.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :