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Politique·

Tribunal d'Andorre confirme l'ouverture d'une enquête disciplinaire contre un policier

Le Tribunal Superior rejette le recours de l'agent, estimant que le lancement de l'enquête est une étape procédurale incontestable malgré les mesures de précaution immédiates

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Le tribunal juge que la résolution ministérielle de février 2021 est une étape procédurale incontestable.
  • Les mesures de précaution du dossier antérieur (1/2021) ne relèvent pas de cet examen.
  • L'agent estimait que les mesures affectaient prématurément son statut ; le tribunal a rejeté les arguments.
  • Le recours se limitait à la résolution d'initiation selon la demande initiale de l'agent.

Le Tribunal Superior d'Andorre a confirmé l'ouverture d'une procédure disciplinaire à l'encontre d'un policier, en rejetant le recours de l'agent contre la décision du gouvernement.

La chambre administrative a jugé que la résolution initiant la procédure, émise par le ministre de la Justice et de l'Intérieur en février 2021, ne constitue qu'une simple étape procédurale. À ce titre, elle ne peut être contestée devant les tribunaux administratifs à ce stade. Cette décision confirme un jugement antérieur du Tribunal de Batlles, qui avait déjà rejeté la demande de l'agent.

L'agent avait contesté à la fois la résolution ministérielle et le rejet préalable de son recours administratif par le gouvernement. Devant le tribunal supérieur, il a soutenu que le lancement de la procédure allait au-delà d'une simple formalité. Il a affirmé que des mesures de précaution – incluant le retrait de son arme de service, de sa radio, de son badge d'identification et de son accès à son bureau – avaient été imposées immédiatement, affectant son statut professionnel avant le début de la procédure formelle. Il a en outre allégué que le retrait de l'arme avait été ordonné par une autorité incompétente.

Le tribunal a toutefois rejeté ces arguments, estimant qu'ils n'altèrent pas la nature juridique de l'acte contesté. Les mesures de précaution, a-t-il précisé, provenaient d'un dossier disciplinaire antérieur distinct (dossier 1/2021), mis en œuvre le 18 janvier 2021. Ces décisions n'avaient pas été contestées à l'époque et échappent donc au champ de cet examen, limité à la légalité du lancement de la nouvelle procédure.

Le tribunal a relevé que l'agent lui-même avait défini l'objet du recours dans sa demande initiale, se limitant à la résolution de février et à sa confirmation par le gouvernement. Se référant à sa propre jurisprudence, la chambre a réaffirmé qu'ouvrir un dossier disciplinaire ne fait que lancer la procédure de sanction sans déterminer la responsabilité de l'agent.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :