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Politique·

Tribunal d'Andorre rejette le recours du maire contre la nomination de la juge espagnole

Le Tribunal supérieur confirme à l'unanimité la sélection de Míriam de Rosa comme magistrate des Corts, rejetant les accusations de discrimination d'Alexandra Terés.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveu

Points cles

  • Tribunal a rejeté la plainte de Terés sur la violation des lois de justice pour accès égal des Andorrans, invoquant les dispositions transitoires.
  • De Rosa choisie sur Terés et López ; poste interne pourvu par Nàdia Alís.
  • Arrêt définitif ; Terés a 15 jours pour appel au Tribunal constitutionnel.
  • Crise judiciaire due aux retraites force recours aux maires ; réformes prévues.

Le Tribunal supérieur d'Andorre a unanimement rejeté le recours de la maire Alexandra Terés contre la nomination de la juge espagnole Míriam de Rosa comme magistrate au Tribunal de Corts, dans un arrêt rendu vendredi dernier qui valide la procédure de sélection.

Le plénum du tribunal, composé de juges de ses trois chambres, a écarté l'argument de Terés selon lequel les articles 66.2 et 66 ter de la Loi qualifiée de justice violent la Constitution en discriminant les nationaux andorrans. Terés, aux côtés de de Rosa et de Núria López de la Cour des comptes, avait postulé pour le poste de magistrate externe. Elle estimait que ces dispositions contredisaient l'article 25, qui garantit aux Andorrans un accès égal aux fonctions publiques, et aurait bénéficié du soutien des juges seniors Alfons Alberca et Canòlic Mingorance.

Le tribunal a jugé que la loi respecte pleinement la Deuxième disposition transitoire de la Constitution, qui autorise la nomination de nationaux espagnols ou français pour maintenir l'équilibre jusqu'à ce qu'Andorre puisse pourvoir les postes en interne, en veillant à ce que les Andorrans restent majoritaires et que la nationalité ne prime qu'en cas de mérite égal. Terés n'était pas éligible au concours interne, remporté il y a plusieurs mois par Nàdia Alís. Le Conseil supérieur de la justice avait annoncé la sélection de de Rosa fin août, ce qui avait aussitôt conduit Terés à contester la décision.

L'arrêt est définitif et exécutoire. Terés dispose de 15 jours ouvrables pour faire appel devant le Tribunal constitutionnel, en invoquant une violation de droits fondamentaux tels que le droit à un procès équitable prévu à l'article 10. Sans appel, le Conseil procédera à la contractualisation de de Rosa une fois qu'elle aura obtenu son congé de son poste actuel, complétant ainsi le cinquième poste de magistrat des Corts. Un appel suspendrait son intégration en attendant l'examen.

Cette décision intervient au milieu de difficultés judiciaires persistantes, incluant une dépendance fréquente aux maires pour composer les formations des Corts en raison des retraites des magistrats Enric Anglada, Jacques Richiardi et Concepció Barón, ainsi que des incompatibilités pour d'anciens procureurs devenus juges. Des sources indiquent des besoins quotidiens en janvier et une dizaine en février jusqu'ici, ce qui retarde les affaires. La ministre de la Justice Ester Molné prévoit des réformes législatives, dont des modifications au Code de procédure pénale pour des procès en audience unique pour les infractions mineures, à soumettre avant l'été pour approbation à l'automne. Le président du Conseil de la justice Josep Maria Rossell a averti d'un risque d'effondrement sans mesures, bien que Molné reconnaisse les problèmes mais rejette cette évaluation.

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