Retour a l'accueil
Politique·

Víctor Torre de Silva prêté serment comme magistrat de la Cour constitutionnelle d’Andorre

Expert en droit public né à Bilbao, nommé par le coprince épiscopal, s’engage à un service impartial envers la Constitution andorrane malgré les critiques.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicAltaveu

Points cles

  • Succède à Josep Lluís Guàrdia dont le mandat s’est terminé le 24 novembre ; serment en catalan.
  • Affirme son engagement envers la souveraineté et la Constitution d’Andorre ; cite la devise « Virtus unita fortior ».
  • Parcours : postes au PP espagnol, dont directeur de cabinet au Congrès (1996-2000) et sous-secrétaire à la Défense (2000-2004).
  • Refuse les commentaires médiatiques pour préserver la neutralité malgré les critiques antérieures de médias et politiques.

Víctor Torre de Silva y López de Letona a prêté serment ce matin en tant que nouveau magistrat de la Cour constitutionnelle d’Andorre, succédant à Josep Lluís Guàrdia — également désigné dans certains rapports comme Josep Delfí Guàrdia Canela ou Josep-Delfí Guàrdia — dont le mandat s’est terminé le 24 novembre. Nommé par le coprince épiscopal Josep-Lluís Serrano i Pentinat, cet expert en droit public né à Bilbao en 1966 a prononcé son discours entièrement en catalan.

Dans son allocution, Torre de Silva a affirmé son « engagement total et absolu envers Andorre, sa souveraineté et ses institutions, soumis uniquement à la Constitution et à la loi qualifiée de la cour ». Il a qualifié sa nomination de « grand honneur », remercié Serrano et le Syndic général Carles Ensenyat pour l’organisation de la cérémonie au Conseil général, et rendu hommage à son prédécesseur. Le nouveau magistrat a sollicité le soutien de ses collègues de la cour, citant la devise nationale *Virtus unita fortior*, et promis de servir la Constitution, les droits des citoyens, la liberté, la justice, la démocratie et le progrès social avec une impartialité totale, guidé uniquement par la loi. Il a ajouté que ses actions viseraient à « servir et garantir la protection des droits fondamentaux ».

Ensenyat, qui a présidé la cérémonie, a salué le parcours professionnel de Torre de Silva, notamment son poste de directeur de cabinet de la présidence du Congrès de 1996 à 2000 et celui de sous-secrétaire à la Défense de 2000 à 2004, des fonctions liées au Partido Popular espagnol et à des figures comme Federico Trillo. Le syndic a souligné que le serment exige une « neutralité idéologique et une indépendance juridictionnelle », les magistrats agissant exclusivement en collégialité dans l’intérêt d’Andorre, « guidés uniquement par la Constitution, les lois et l’intérêt général », indépendamment de l’autorité qui les a nommés. Il a qualifié cela de principe fondamental du système, reflétant l’engagement d’Andorre envers l’État de droit, la séparation des pouvoirs et les droits fondamentaux. Une fois assermentés, a noté Ensenyat, les magistrats cessent de représenter l’entité qui les a nommés et servent exclusivement l’État andorran.

Après la cérémonie, Torre de Silva a refusé de s’exprimer devant la presse pour préserver la neutralité institutionnelle de sa fonction, malgré son irritation face aux précédentes « accusations », « diffamations » ou « atteintes » de certains médias, figures politiques et groupes parlementaires critiques de sa nomination. Il a réitéré que son travail serait guidé exclusivement par la Constitution et la loi.

Partager l'article via