Andorre lancera les dons de tissus fin 2026, organes en 2027
Andorre avance son programme de transplantations avec les dons de tissus dès fin 2026, avant le calendrier prévu, et les organes en 2027, en collaboration avec la Catalogne pour surmonter les obstacles logistiques.
Points cles
- La ministre Helena Mas annonce dons de tissus et multitissus avant fin 2026, organes en 2027.
- S'appuie sur 17 dons de cornée réussis depuis mai 2025 et +700 inscrits au registre de moelle osseuse.
- Coopération avec Catalogne face aux défis administratifs et logistiques ; 8 greffes/an, 8 en attente.
- Atida appelle à une réglementation rapide pour rassurer les familles.
Andorre lancera les dons de tissus et de multitissus avant la fin de 2026, les organes en 2027
La ministre de la Santé Helena Mas a annoncé qu’Andorre introduira les dons de tissus et de multitissus avant la fin de 2026, anticipant l’objectif précédent fixé à 2026, les dons d’organes devant suivre en 2027.
Mas a fait cette annonce lors d’un hommage aux donneurs organisé par l’Association andorrane des receveurs et donneurs de transplantations (Atida) à Andorra la Vella dimanche. L’événement a comporté une plantation symbolique de houx par les familles de donneurs, formant le mot « vida » (vie), en hommage à des figures comme le jeune donneur Oriol et l’ancien président d’Atida Toni Gamero, décédé.
La ministre a détaillé la progression à partir des programmes existants — les dons de cornée depuis mai 2025, qui ont donné lieu à 17 cas réussis, et plus de 700 personnes inscrites au registre de donneurs de moelle osseuse — vers ces nouvelles phases. Les premiers efforts s’appuieront sur la coopération avec la Catalogne, à l’image des liens existants pour les dons de moelle osseuse et de sang de cordon ombilical.
Les obstacles administratifs transfrontaliers restent un défi majeur, nécessitant une coordination au-delà de l’administration andorrane. Pour les organes, deux options sont à l’étude : envoyer une équipe spécialisée pour les prélever dans le Principat avant transfert en Catalogne, ou transporter le donneur sur place. Mas a souligné que ces détails sont préliminaires, insistant sur la nécessité de garanties complètes au-delà des seules équipes médicales.
Andorre dépend actuellement de l’Espagne, principalement de la Catalogne, pour ces procédures. L’autonomie complète se heurte à des obstacles, dont l’absence d’équipes spécialisées, des listes d’attente avancées et une capacité suffisante en soins critiques. Environ huit patients andorrans reçoivent une greffe par an, huit autres en attente, principalement des reins.
Le vice-président d’Atida Jaume Boneta a salué ces avancées mais a pressé pour une réglementation rapide afin de rassurer les familles de donneurs. Le conseiller de la municipalité d’Andorra la Vella Xavier Surana a mis l’accent sur la sensibilisation, notant que la valeur du don ne touche souvent qu’au moment où il concerne un proche. Mas a salué la générosité des Andorrans, visible dans les collectes de sang, et encouragé à discuter des souhaits de don avec la famille.
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