Andorre va actualiser ses tarifs médicaux pour contrer les pénuries de spécialistes d’ici le T1 2026
La ministre de la Santé Helena Mas annonce une première révision de la nomenclature tarifaire avant fin T1 2026 pour attirer et retenir les spécialistes.
Points cles
- Première actualisation des tarifs attendue avant fin T1 2026, selon la ministre Helena Mas.
- Révision priorisera les actes chirurgicaux et les groupes de tarifs K et Q sous pression.
- Mesures immédiates : validation de quatre gynécologues et deux dermatologues cette année.
- Soins primaires risquent une pénurie importante dans 5-6 ans ; effectif actuel de 56 médecins (8 recrutés en 2024-25).
La ministre de la Santé, Helena Mas, a indiqué que le gouvernement andorran prévoit d’appliquer une première actualisation des tarifs médicaux avant la fin du premier trimestre 2026. Cette mesure vise à rendre le système de santé plus attractif et à faciliter le recrutement et la rétention des professionnels, en particulier dans les spécialités les plus en pénurie comme l’urologie, la gynécologie, la neurologie et la dermatologie.
Mas a fait cette annonce lors d’une session de contrôle au Conseil général, en réponse à une question de la conseillère Núria Segués, qui avait alerté sur la pénurie croissante de ressources humaines et son impact à moyen terme. La ministre a souligné que le problème n’est pas spécifique à Andorre et que de nombreux pays font face à des difficultés similaires.
Elle a expliqué que l’amélioration des conditions de travail et économiques est nécessaire pour rendre l’exercice en Andorre compétitif. La révision de la nomenclature tarifaire est l’un des projets les plus ambitieux en cours avec la CASS (Sécurité sociale) et l’Association médicale. En raison de la complexité du processus, le gouvernement priorisera les actes chirurgicaux et les groupes de codes tarifaires les plus sous pression, K et Q.
En parallèle, le ministère met en œuvre des mesures immédiates pour répondre aux besoins urgents. Cette année, quatre nouveaux spécialistes en gynécologie et deux dermatologues ont été validés. Mas a averti que les soins primaires pourraient aussi entrer en zone de risque dans les années à venir : le système compte actuellement 56 médecins, dont huit ont rejoint en 2024-25, mais « dans cinq ou six ans, nous pourrions faire face à des pénuries significatives », a-t-elle dit.
Mas a ajouté que le ministère de la Santé applique des stratégies alignées sur les recommandations de l’OMS pour renforcer l’attractivité du secteur et planifier plus précisément en fonction des ressources humaines disponibles.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :