Psychologues andorrans : les bonnes résolutions du Nouvel An échouent à cause d'attentes irréalistes
Les experts locaux estiment que le timing est secondaire ; le succès dépend d'objectifs réalistes et durables, et non de la pression du Nouvel An.
Points cles
- Les résolutions courantes s'effritent à cause d'attentes irréalistes et de routines inchangées.
- Le timing importe moins que des objectifs clairs et durables adaptés aux habitudes quotidiennes.
- Commencer petit pour éviter l'épuisement ; partager avec des amis pour plus de responsabilisation.
- Flexibilité et auto-évaluation clés pour se relancer avec succès.
Près d'un mois après le réveillon du Nouvel An, de nombreux Andorrans ont déjà abandonné leurs bonnes résolutions, selon les psychologues locaux. Des objectifs courants comme s'inscrire en salle de sport, lire davantage, rencontrer de nouvelles personnes, arrêter de fumer ou changer de travail s'estompent souvent en raison d'attentes irréalistes et d'un manque d'adaptation des routines quotidiennes.
La psychologue Carolina Osorio insiste sur le fait que le timing compte moins que la clarté. « Fixer des objectifs ne dépend pas de la période de l'année, mais de ce qu'on veut vraiment accomplir », dit-elle. Les gens voient la nouvelle année comme un nouveau cycle, un signal social pour laisser le passé derrière soi et embrasser le changement. Elle met toutefois en garde : les résolutions ne réussissent que si elles s'intègrent dans des habitudes durables.
Mireia Català, une autre psychologue, partage cet avis. Elle apprécie la tradition – « changer d'année peut inciter à de vrais changements » – mais rejette la pression du « nouvelle année, nouvelle vie ». Les gens peuvent commencer à tout moment, note-t-elle, sans stigmatisation.
Les experts identifient plusieurs pièges. Les changements radicaux mènent vite à l'épuisement, tandis que de petites étapes régulières créent un élan durable. Osorio illustre : « On ne peut pas se mettre à méditer une heure d'un coup si on n'en a jamais fait – il faut y aller progressivement. » Les résolutions doivent être réalistes, bien définies et motivées par des raisons personnelles, non par une pression extérieure. Les objectifs imposés résistent rarement.
La routine joue un rôle clé. Català explique que beaucoup abandonnent parce qu'ils résistent au changement d'habitudes : « Nous vivons dans une société linéaire, et les gens craignent de sortir de leur zone de confort. » Partager ses objectifs avec des amis ou des groupes de confiance peut assurer une responsabilisation et un soutien, même si cela risque de dérailler si une personne flanche et entraîne les autres.
La flexibilité est essentielle. Osorio conseille de décomposer les objectifs en petites étapes pour favoriser la constance, et de les ajuster au fil de la vie, ce qui montre une adaptabilité plutôt qu'un échec. Català ajoute que faire une pause peut signaler un manque de préparation, incitant à une auto-évaluation honnête avant de se relancer.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :