Andorre se prépare à la pire saison de pollen depuis des années en 2026 après des pluies record
Les spécialistes des allergies en Andorre prévoient une saison de pollen particulièrement intense en 2026, l'une des pires depuis plusieurs années, après de fortes pluies d'automne et d'hiver qui ont
Points cles
- Andorre attend la pire saison de pollen depuis des années en 2026 due aux pluies record d'automne/hiver favorisant la végétation.
- Pluie janvier 2026 : 136,1 mm (vs 26,2 mm les années précédentes) ; février : 98 mm (vs ~20 mm).
- Pic de pollen après Pâques : cyprès maintenant, frêne/bouleau en avril, graminées en mai.
- OMS : les taux d'allergie pourraient doubler à 50 % d'ici 2050 en raison du changement climatique.
Les spécialistes des allergies en Andorre prévoient une saison de pollen particulièrement intense en 2026, l'une des pires depuis plusieurs années, après de fortes pluies d'automne et d'hiver qui ont favorisé la croissance de la végétation.
Dr Agustín Sansosti, allergologue basé à Andorra la Vella, relie ce risque accru à des précipitations record. Il a noté que l'année dernière avait déjà été sévère et s'attend à ce que ce printemps soit équivalent ou pire. Les données du Service météorologique de la station centrale FEDA soulignent ce changement : janvier 2026 a enregistré 136,1 mm de pluie, contre 26,2 mm en janvier 2024 et 2025. Février a cumulé 98 mm, contre 21,7 mm en 2025 et 10,5 mm en 2024. Les pluies automnales ont également bondi, avec 116,5 mm en novembre 2025 contre 21,2 mm le novembre précédent. Sansosti a souligné que beaucoup de ces averses de cette année sont arrivées avec une force inhabituelle.
La pollinisation des cyprès a débuté fin janvier et début février, mais des refroidissements récents ont fait baisser les niveaux dans l'air pour le moment. Les cas devraient augmenter après Pâques avec le retour des températures plus douces. Les frênes et bouleaux sont attendus en avril, suivis des graminées en mai. Les pics de concentration se produisent généralement le matin et le soir.
Sansosti recommande de porter des lunettes de soleil, de fermer les fenêtres et de mettre un masque pour se protéger, bien qu'il reconnaisse une résistance post-pandémie à ce dernier.
À plus long terme, les projections de l'Organisation mondiale de la santé indiquent que les taux d'allergie pourraient doubler, passant des 25-30 % actuels de la population à 50 % d'ici 2050. Les conditions plus chaudes dues au climat allongent les saisons de pollinisation et les avancent, a indiqué l'expert. Certains spécialistes évoquent aussi la théorie de la barrière épithéliale, où pollution, conservateurs et détergents affaiblissent la muqueuse de la peau et des voies respiratoires, permettant aux allergènes, bactéries, virus et toxines de déclencher des sensibilités.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :