La ministre andorrane de la Santé défend le parcours de soins préférentiel
Helena Mas rejette les critiques sur la bureaucratie accrue et les pénuries de spécialistes, citant une forte satisfaction des patients et l’alignement avec l’OMS dans sa défense parlementaire.
Points cles
- 94 % des patients recommandent leur médecin traitant ; 90 % se sentent bien connus de lui.
- Le parcours impose une consultation primaire avant renvoi vers un spécialiste, conforme aux directives de l’OMS.
- Les dépenses de santé ont grimpé à 190,5 M€ en 2024 en raison du vieillissement, pas du système.
- 56 médecins primaires, en hausse depuis 2017 ; pas de surcharge ni d’afflux aux urgences.
La ministre de la Santé Helena Mas a vivement défendu le parcours de soins préférentiel d’Andorre, affirmant qu’il reste le modèle optimal pour offrir des soins coordonnés et rejetant toute idée de révision.
Répondant aux questions de Carine Montaner, leader d’Andorra Endavant au parlement, Mas a nié que le système augmente la bureaucratie, provoque des pénuries de spécialistes, fasse grimper les dépenses de santé au-delà des tendances existantes, booste les visites aux urgences ou sature les médecins de soins primaires. Elle a souligné que ce parcours – qui exige une consultation chez le médecin traitant avant tout renvoi vers un spécialiste ou pour des soins non urgents – s’aligne sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé pour renforcer les soins primaires comme fondement de services de qualité et accessibles.
Mas a cité la dernière Enquête nationale sur la santé montrant une forte confiance du public : 94 % recommandent leur médecin référent à d’autres, 90 % estiment que leur médecin connaît bien leurs problèmes de santé clés, et 94,5 % se tournent vers les soins primaires pour de nouveaux soucis. Plus de 75 % des patients rapportent un accès le jour même à leur médecin pendant les heures d’ouverture pour les besoins urgents. Avec 56 médecins de soins primaires sous contrat – neuf de plus qu’en 2017 –, Mas a balayé les allégations de surcharge, notant que la surveillance continue détecte tôt les changements de santé pour des renvois rapides vers des spécialistes si nécessaire.
La ministre a réaffirmé qu’aucun lien n’existe entre ce parcours et l’allongement des délais d’attente ou l’aggravation des cas graves, les renvois urgents étant immédiats. Les dépenses de santé ont augmenté régulièrement de 132,7 millions d’euros en 2017 à 190,5 millions en 2024 en raison du vieillissement de la population, de l’augmentation des maladies chroniques, des améliorations des services et des hausses des rémunérations professionnelles – une tendance observée dans les pays avant et après le lancement du système. Andorre consacre 5,9 % de son PIB à la santé, en dessous des moyennes régionales.
Les avantages incluent un meilleur suivi des soins, moins de renvois inutiles et une pression réduite sur les urgences et les spécialistes, sous la supervision de la commission Cosvai. Mas a rejeté les appels à une consultation publique ou un référendum, présentant le parcours comme un engagement ferme envers un système efficace, durable et centré sur le patient, sous vigilance continue.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :