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Sante·

Autea rejette l’appellation dépassée d’Asperger lors de la Journée de sensibilisation

Le groupe andorran sur l’autisme met l’accent sur l’intégration dans le trouble du spectre autistique selon le DSM-5 et la CIM-11, préférant le 2 avril de l’ONU au 18 février.

Synthese a partir de :
El Periòdic

Points cles

  • Asperger intégré au TSA depuis DSM-5 (2013) et CIM-11 (2022) faute de marqueurs distincts.
  • Privilégie la Journée de l’ONU le 2 avril plutôt que le 18 février dépassé d’Asperger.
  • Insiste sur les efforts invisibles et stigmates subis par les personnes à haut fonctionnement avec anxiété et défis sociaux.
  • Demande familiale en hausse due aux diagnostics accrus ; prévoit une extension pour adolescents et adultes.

**L’association Autea rejette l’appellation dépassée d’Asperger lors de sa journée internationale de sensibilisation**

L’Association andorrane pour le trouble du spectre autistique (Autea) a commémoré le 18 février, traditionnellement connu comme la Journée internationale du syndrome d’Asperger, en soulignant que le terme « Asperger » n’est plus un diagnostic officiel distinct. Il a été intégré depuis plus d’une décennie dans la catégorie plus large du trouble du spectre autistique (TSA), suite aux mises à jour des principales classifications médicales internationales.

La présidente d’Autea, Maite Benítez, a déclaré à *El Periòdic* que ce changement, introduit dans le DSM-5 en 2013 et renforcé par la CIM-11 en 2022, reflète les preuves scientifiques. Les cliniciens n’ont trouvé aucun marqueur clinique ou biologique cohérent pour séparer Asperger des autres formes d’autisme ; les différences portent principalement sur le niveau de soutien requis par les individus. « Nous parlons d’autisme, pas d’Asperger », a-t-elle affirmé, le décrivant comme faisant partie d’un spectre.

Bien qu’elle accueille favorablement toute occasion de sensibiliser, Autea préfère le 2 avril, Journée internationale de sensibilisation à l’autisme reconnue par l’ONU, car elle englobe tout le spectre sans divisions. Benítez a insisté sur le caractère invisible de l’autisme : « Il n’est pas visible, mais il est vécu. » Les personnes plus autonomes font souvent des efforts énormes et invisibles pour s’adapter, ce qui entraîne des stigmates persistants qui minimisent leurs difficultés si elles paraissent indépendantes ou verbales.

Elle a mis en lumière les malentendus autour de l’anxiété, de la rigidité et du retrait social, qui découlent de différences neurologiques plutôt que d’un choix. Une plus grande visibilité a entraîné plus de diagnostics et de sensibilité, mais une véritable compréhension exige de saisir les réalités quotidiennes. « La sensibilisation ne consiste pas seulement à savoir ce qu’est l’autisme, mais à comprendre ce qu’il implique », a noté Benítez.

L’association observe une demande croissante des familles, que Benítez attribue à l’augmentation des taux de diagnostic et des besoins de soutien, et non à une hausse de la prévalence de l’autisme. Les institutions dialoguent davantage, mais les besoins restent importants et à vie, évoluant avec l’âge.

Autea, qui fêtera son 20e anniversaire en 2026, prévoit d’étendre ses projets pour les adolescents et les adultes afin de réduire l’isolement et de favoriser l’inclusion. « Quand une difficulté n’est pas vue, elle n’est souvent pas comprise – et sans compréhension, le soutien est insuffisant », a conclu Benítez.

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