Enquête : 40 % des ouvriers dorment moins de six heures en semaine
L’Enquête nationale sur la santé 2024 révèle de fortes disparités sociales, d’âge et de sexe dans le sommeil : les ouvriers manuels, les seniors et les femmes rapportent les nuits les plus courtes.
Points cles
- 40 % des répondants ouvriers (emplois manuels) rapportent moins de 6 h de sommeil du lundi au jeudi.
- Seulement 49 % des ouvriers ont 6-8 h contre 66 % dans le groupe social le plus élevé ; intermédiaires : 35 % <6 h, 62 % 6-8 h.
- Femmes : moyenne 6 h 45 min en semaine contre 6 h 56 min pour les hommes ; 40,6 % des femmes vs 32 % des hommes <6 h en semaine.
- Sommeil court et qualité perçue plus faible avec l’âge ; pire sommeil : hommes 45-64 ans et femmes 65-74 ans.
L’Enquête nationale sur la santé 2024 révèle que 40 % des ouvriers dorment moins de six heures les nuits de semaine (lundi au jeudi). La classe ouvrière est définie comme les personnes occupant des emplois manuels, qualifiés ou non.
Globalement, la plupart des répondants déclarent dormir entre six et huit heures, mais seulement 49 % des ouvriers entrent dans cette tranche. Les personnes en position sociale intermédiaire rapportent un repos un peu meilleur : 35 % disent dormir moins de six heures les jours de travail et 62 % rapportent six à huit heures. Celles du groupe social le plus élevé (diplômés et professions universitaires) dorment le plus : 28,6 % rapportent moins de six heures en semaine et 66 % rapportent six à huit heures. Les nuits de week-end apportent généralement plus de repos et des écarts plus réduits entre classes sociales, bien que les ouvriers continuent de rapporter le moins de sommeil.
Les femmes dorment légèrement moins que les hommes. Les jours de travail, les hommes dorment en moyenne 6 heures 56 minutes et les femmes 6 heures 45 minutes ; les nuits de week-end, les hommes dorment en moyenne 7 heures 35 minutes et les femmes 7 heures 27 minutes. En pourcentage, 40,6 % des femmes disent dormir moins de six heures du lundi au vendredi, contre 32 % des hommes.
Les tendances par âge varient selon le sexe : les hommes de 45-64 ans rapportent le pire repos chez les hommes, tandis que les femmes de 65-74 ans rapportent le moins de sommeil chez les femmes. L’enquête note des pourcentages plus élevés de sommeil inférieur à six heures chez les groupes d’âge avancés, souvent attribués à la douleur ou aux interruptions du sommeil. La qualité perçue du sommeil est plus faible chez les femmes, bien qu’une majorité des deux sexes décrivent leur repos comme « bon ». Les répondants plus âgés qualifient le plus souvent leur sommeil de « moyen » ou « régulier », tandis que les notes les plus positives (« bon » ou « excellent ») se concentrent chez les plus jeunes (15-24 ans et 25-34 ans).
Ceux qui rapportent le plus souvent un sommeil « mauvais » ou « insuffisant » sont les hommes de 45-64 ans et les femmes de 65-74 ans ; 1,4 % des femmes de 25-34 ans décrivent leur sommeil comme « très mauvais ».
L’Enquête nationale sur la santé 2024 est la cinquième étude de ce type produite par le gouvernement. Les données ont été collectées par entretiens personnels de mars à septembre auprès d’un échantillon représentatif de résidents âgés de plus de 15 ans (441 hommes et 463 femmes).
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :