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Sante·

L'OMS confirme le hantavirus dans 7 cas sur le navire de croisière MV Hondius, 3 morts

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé la présence de hantavirus dans sept des huit cas suspects à bord du navire de croisière MV Hondius, avec une mise à jour jeudi de la part du

Synthese a partir de :
La Veu LliureDiari d'Andorra

Points cles

  • OMS confirme hantavirus dans 7 des 8 cas sur le MV Hondius, 3 morts.
  • Navire ancré au large du Cap-Vert après départ d'Argentine ; virus des rongeurs avec transmission interhumaine rare.
  • Enquêtes internationales, traçage des contacts ; débats sur une reroute vers les Canaries pour aide médicale.
  • Symptômes grippaux initiaux pouvant mener à un syndrome pulmonaire grave (jusqu'à 40 % de mortalité).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé la présence de hantavirus dans sept des huit cas suspects à bord du navire de croisière MV Hondius, avec une mise à jour jeudi de la part du directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus annonçant cinq positifs supplémentaires au-delà des deux initiaux. L'épidémie a tué au moins trois passagers, le navire restant ancré au large de Praia, au Cap-Vert, tandis que des équipes internationales mènent des enquêtes épidémiologiques, un séquençage génétique et un traçage des contacts, y compris un vol de Sainte-Hélène à Johannesburg lié à un décès.

Le navire a quitté l'Argentine, une zone à forte incidence pour ce virus transmis par les rongeurs, avec environ 150 passagers et membres d'équipage, dont 14 ressortissants espagnols. Des tests en laboratoire ont vérifié la présence du virus chez un patient en soins intensifs en Afrique du Sud ; le médecin du navire est également infecté, probablement par un contact rapproché avec un patient. Les autorités espagnoles évoquent une possible transmission à bord ou lors d'excursions à terre par deux passagers décédés. Bien que la transmission se fasse principalement par inhalation d'urine, de fèces ou de morsures de rongeurs contaminés – et que la transmission interhumaine soit rare –, une étude récente publiée dans le New England Journal of Medicine sur une épidémie en Argentine a mis en lumière des chaînes limitées de transmission interhumaine via des « superspreaders » lors d'événements sociaux, bien que les experts insistent sur le fait que de tels clusters restent inhabituels et que le risque pour le public est faible.

L'OMS a coordonné avec l'Espagne pour rediriger le navire vers les îles Canaries – son escale prévue – afin d'apporter une aide médicale, malgré des résistances. La ministre de la Santé Mónica García a invoqué une « obligation morale et légale », tandis que le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska a mentionné des devoirs « humanitaires, éthiques et moraux ». Le président des îles Canaries Fernando Clavijo s'est opposé à cette décision, réclamant une réunion urgente avec le Premier ministre Pedro Sánchez en raison d'informations insuffisantes, de protocoles flous et de risques pour la sécurité.

Les autorités ont isolé les patients, imposé des mesures d'hygiène strictes, effectué des contrôles contre les rongeurs et préparé des évacuations. Aucune souche nouvelle n'a été détectée, et l'OMS déconseille toute restriction de voyage. Les symptômes initiaux grippaux – fièvre, douleurs, fatigue – peuvent évoluer vers un syndrome pulmonaire (jusqu'à 40 % de létalité) ou des problèmes rénaux avec pneumonie ou défaillance d'organes.

Les autorités andorranes n'ont signalé aucun cas jeudi, en cohérence avec le caractère sporadique et lié à l'exposition du virus.

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