Groupe andorran de jeunesse appelle à une meilleure coordination pour aider les enfants vulnérables
Adjra plaide pour des liens renforcés entre gouvernement, associations sociales et secteur privé en vue d’interventions précoces en santé mentale et de lutte contre le harcèlement.
Points cles
- Adjra plaide pour des liens renforcés entre gouvernement, associations sociales et secteur privé en vue d’interventions précoces en santé mentale et de lutte contre le harcèlement avant les campagnes de 2026.
L’Association andorrane pour la défense de la jeunesse en danger (Adjra) appelle à une coordination renforcée entre les ministères gouvernementaux et les organisations sociales pour mieux soutenir les jeunes et les familles vulnérables.
La présidente d’Adjra, Sandra Cano, a souligné la nécessité d’un financement stable grâce à des partenariats solides avec le secteur privé et un soutien institutionnel. Elle a décrit ces entités comme souvent le premier espace sûr où les jeunes et les familles se sentent capables d’exprimer leurs problèmes, présentant des ressources fiables comme un investissement dans la cohésion sociale et le bien-être collectif.
Une priorité clé est d’améliorer l’intégration des services des ministères de l’Éducation, de la Santé et des Affaires sociales, en collaboration avec les associations du tiers secteur. Cela impliquerait le partage d’informations, de protocoles et d’objectifs, en plaçant la personne au centre, a déclaré Cano. L’association insiste sur l’intervention précoce, notant que de nombreuses familles et jeunes ne cherchent de l’aide qu’une fois les problèmes aggravés en détresse émotionnelle sévère, conflits scolaires graves ou harcèlement chronique.
La santé mentale apparaît comme un défi majeur, avec une hausse des cas d’anxiété, de faible estime de soi, de peur du rejet et de solitude chez les jeunes. Cano a appelé à normaliser la recherche d’aide et à étendre un soutien émotionnel et psychologique accessible et continu, particulièrement pour les enfants et adolescents. La prévention dans les écoles et l’assistance aux familles sont essentielles pour une détection précoce, a-t-elle ajouté.
À l’horizon 2026, Adjra prévoit de conclure sa campagne de sensibilisation contre le harcèlement, lancée l’an dernier, par des ateliers et des sessions de dialogue dans les écoles et centres de jeunesse. Celles-ci s’appuieront sur des dates clés comme la Journée de l’internet plus sûr et la Journée mondiale de la santé mentale, en impliquant élèves, familles et enseignants. Le groupe renforcera aussi ses programmes sur l’éducation affective-sexuelle, l’usage critique des technologies, la prévention de la consommation de pornographie et la promotion de relations saines et égalitaires, avec des ateliers adaptés par âge pour familles et professionnels.
D’autres initiatives incluent des activités culturelles comme des événements artistiques et des conférences pour combattre la stigmatisation autour de la santé mentale et du harcèlement, ainsi que le renforcement des liens avec les institutions publiques, les entreprises et les collaborateurs. Adjra continuera de contribuer aux groupes de travail gouvernementaux, y compris le nouveau plan national contre la dépendance aux drogues.
Ces initiatives s’appuient sur les succès de 2025, dont la campagne antibullying avec concours, ateliers et débats, ainsi que la publication de *El silenci de la broma*, un livre compilant des témoignages professionnels sur le harcèlement scolaire.
Un temps fort récent a été une gala caritative au Club Rítmica Serradells, avec des performances de gymnastes locales et de l’olympienne espagnole Polina Berezina. Présidée par la ministre des Sports Mònica Bonell, la ministre de la Santé Helena Mas et la secrétaire d’État Cristina Pérez, l’événement a attiré une grande foule malgré son horaire matinal du dimanche. Cano a salué la mobilisation communautaire – « les enfants ont amené leurs parents » – et l’engagement fort, les jeunes participants se concentrant sur les activités plutôt que sur leurs téléphones. La gala a récolté 2 198 € pour les projets de 2026, augmentant la visibilité de l’association, bien que Cano ait noté que le livre restait peu connu des participants.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :