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Sante·

Manque d'endocrinologues formés limite l'accès à la thérapie hormonale trans en Andorre

Bien qu'un décret autorise la thérapie hormonale pour les plus de 16 ans avec consentement éclairé, Diversand indique que de nombreux endocrinologues manquent des connaissances pour la démarrer ou la suivre.

Synthese a partir de :
ARA

Points cles

  • Décret autorise la thérapie hormonale pour les plus de 16 ans avec consentement éclairé.
  • Diversand rapporte des refus de traitement par manque d'expérience des cliniciens.
  • Pénurie de spécialistes oblige beaucoup à se soigner en Espagne ou en France.
  • Association demande au ministère de la Santé une liste de cliniciens expérimentés et des formations.

Pour accéder à la thérapie hormonale en Andorre, une personne doit avoir plus de 16 ans, présenter une identité de genre diverse de manière claire et soutenue, démontrer sa capacité à comprendre les risques et les bénéfices du traitement, et signer un consentement éclairé. Cependant, Diversand affirme que ces conditions ne suffisent pas toujours.

L'association rapporte un cas où le traitement a été refusé parce que l'endocrinologue responsable a admis ne pas avoir les connaissances nécessaires pour démarrer la thérapie ou assurer le suivi. Isabella Vargas, vice-présidente de Diversand, a déclaré à ATV qu'une personne qui avait sollicité un traitement il y a un an n'avait pas pu en bénéficier car le décret n'était pas encore en vigueur ; à son retour après le décret, le clinicien a indiqué ne pas se sentir capable et manquer d'expérience pour prodiguer les soins.

Diversand demande au ministère de la Santé de fournir les noms de professionnels expérimentés avec les patients trans ou prêts à se former, en Andorre et à l'étranger. L'association alerte sur le fait que la pénurie d'endocrinologues spécialisés oblige de nombreuses personnes à se rendre en Espagne ou en France pour leurs soins et que si un seul endocrinologue est formé, les listes d'attente seront très longues.

Vargas explique que cela crée une barrière à l'entrée qui ne dépend pas seulement des procédures légales mais aussi de la disponibilité et de la formation des professionnels de santé, et appelle à une formation adéquate pour que les personnes puissent accéder au traitement localement.

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