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Sante·

Le moustique tigre s'implante de manière régulière et croissante dans les paroisses du sud de l'Andorre

Une étude gouvernementale révèle une détection constante d'œufs, de larves et d'adultes, incitant à un suivi, des campagnes de sensibilisation et des traitements dans les espaces publics pour atténuer les risques sanitaires.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicAltaveu

Points cles

  • Le moustique tigre se propage dans les paroisses du sud de l'Andorre et la vallée centrale selon une étude gouvernementale.
  • Détection constante d'œufs, larves, adultes ; œufs hivernants trouvés en octobre.
  • Risques : piqûres irritantes et transmission de virus ; se reproduit dans petites eaux stagnantes.
  • Le gouvernement prévoit un suivi, des campagnes de sensibilisation et des traitements dans les espaces publics.

Le moustique tigre s'est implanté de manière régulière mais croissante dans les paroisses du sud de l'Andorre — Sant Julià de Lòria, Andorra la Vella et Escaldes-Engordany — et dans la vallée centrale, selon une étude menée par le gouvernement.

Interministerial Commission 'One Health', qui regroupe les ministères de la Santé et de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Élevage, a travaillé avec Andorra Recerca + Innovació (AR+I). Avec le soutien du Mosquito Service du Comté de Baix Llobregat, ils ont analysé la diversité des insectes à l'échelle nationale pendant l'été et l'automne 2025. Des équipes ont installé des pièges pour adultes et œufs sur plusieurs sites lors de huit campagnes bimensuelles de juillet à octobre.

Les résultats ont montré des nombres constants mais croissants d'œufs, de larves et d'adultes dans les zones affectées. La dernière vague d'octobre a détecté des œufs hivernants, confirmant la capacité de l'espèce à survivre aux conditions hivernales.

Les autorités sanitaires soulignent les risques pour la santé publique : piqûres fréquentes et irritantes, et potentiel de transmission de virus. Il se reproduit principalement dans de petites collections d'eau stagnante, comme les soucoupes sous les pots, les vases, les seaux ou les pneus, plutôt que dans l'eau courante ou les grands plans d'eau. Ce mode de reproduction met en évidence la nécessité d'une prévention au niveau des ménages par les résidents.

En réponse, le gouvernement et sept communes prévoient des mesures coordonnées dans trois domaines : un système de suivi pour cartographier la répartition ; des campagnes de sensibilisation pour encourager l'action publique contre les sites de reproduction ; et des traitements directs dans les points chauds potentiels des espaces publics.

Les résultats ont été présentés la semaine dernière aux consuls des communes, en insistant sur l'implication des citoyens pour freiner la propagation supplémentaire.

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