La solitude de Noël frappe durement en Andorre au milieu du deuil et de l’isolement
À la Journée internationale de la solitude non désirée, des groupes comme Marc GG et la Croix-Rouge proposent des repas collectifs, des séances de thérapie et des conseils pour affronter le poids du deuil face aux pressions festives.
Points cles
- Rosa Galobardes de Marc GG partage son deuil après la mort de son fils ; le groupe organise des dîners pour les proches absents.
- La veuve Marta Nieto a traversé un premier Noël douloureux pour sa fille et conseille la patience face au rythme du deuil.
- Croix-Rouge et Caritas augmentent repas, appels et activités pour contrer le poids émotionnel de la solitude.
- Les experts notent que les pressions des fêtes liées au travail, aux addictions et à la solitude persistent au-delà des célébrations.
Noël en Andorre amplifie la solitude non désirée pour beaucoup, en particulier ceux qui pleurent une perte, font face à un isolement social ou manquent de liens familiaux, même si la saison met l’accent sur les rassemblements familiaux et les célébrations. Cette réalité a été mise en lumière le 16 décembre, Journée internationale de la solitude non désirée, qui touche des personnes de tous âges.
Rosa Galobardes, présidente de l’association Marc GG qui aide les endeuillés, parle d’expérience après la perte de son fils il y a 14 ans. Ses premiers Noëls ont été écrasants. « Les gens qui ont perdu quelqu’un détestent Noël », dit-elle. « La chaise vide pèse lourd. On a l’impression d’être forcé de célébrer alors qu’on n’a aucune force en soi. » Le groupe conseille de ne pas forcer les émotions et de laisser chacun vivre la saison comme il le sent. Les séances de deuil offrent un soutien clé, mêlant douleur partagée et moments de rire. « Voir d’autres personnes qui ont traversé la même épreuve et qui s’en sont sorties donne de l’espoir », note Galobardes. Cette année, les membres organiseront un dîner de groupe pour porter un toast aux absents.
D’autres témoignages révèlent le poids émotionnel. Marta Nieto, veuve à 40 ans avec une jeune fille, a traversé un premier Noël douloureux mais l’a marqué pour sa fille. Elle a depuis retrouvé un peu de joie, même si le Nouvel An la pique encore : « C’est le rappel d’une année de plus sans lui. » Elle prône la patience : « Ne forcez rien. Le deuil a son propre rythme. »
Sonia Sudria, dont le mari a souffert d’une longue maladie avant de décéder, boudait au début toutes les festivités. Aujourd’hui, elle défend l’idée d’affronter les dates de front. « Fuir ne change rien. Il faut faire de la place aux émotions et permettre des moments de bonheur sans culpabilité. »
Les réseaux de soutien intensifient leurs efforts. La Croix-Rouge andorrane, dirigée par Carine Leclerc, renforce son aide avec des repas collectifs, des appels téléphoniques, des visites et des activités de groupe. Leclerc décrit la solitude non désirée comme « se sentir seul quand on ne le veut pas », avec des impacts graves sur le bien-être émotionnel. Caritas Andorra y voit un problème croissant lié aux évolutions sociétales, appelant à une réponse collective de la communauté.
Au-delà du deuil, des pressions plus larges des fêtes émergent, incluant les exigences du travail, les luttes contre les addictions et les célébrations solitaires, comme exploré dans des rapports récents. Une psychologue a souligné la double nature de la saison – joie et tensions sur la santé mentale – tandis qu’un psychiatre s’est adressé à ceux qui travaillent ou sont seuls. Un jeune aux prises avec des addictions zappe totalement les festivités, contrastant avec des figures comme Pascualina, qui ouvre sa maison pour partager les fêtes avec tous.
Même après les fêtes, Galobardes le souligne, « la chaise reste vide ».
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :