La prison d'Andorre voit une hausse de 30 % des consultations psychiatriques des détenus en 2024
Les transferts psychiatriques externes sont passés de zéro à 40, tandis que les séances de psychologie et l'occupation du module santé mentale ont aussi augmenté dans le cadre des efforts pour améliorer le bien-être des détenus.
Points cles
- Consultations psychiatriques passées de 244 en 2023 à 327 en 2024 ; 40 transferts externes contre 0 l'année précédente.
- Consultations psychologiques en légère hausse à 783 ; désormais deux psychologues sur site.
- 90 % des détenus sous médicaments psychiatriques ; module santé mentale occupé à 100 % toute l'année.
- Tendances liées aux initiatives de 2023, dont protocole suicide après rapport du Médiateur.
Les consultations de santé mentale pour les détenus de la prison d'Andorre ont nettement augmenté en 2024, les consultations psychiatriques bondissant de près de 30 %, selon le dernier rapport du Département des institutions pénitentiaires.
Le mémoire annuel, couvrant les données jusqu'en novembre 2024 et publié mi-décembre, montre que les visites psychiatriques au sein de l'établissement sont passées de 244 en 2023 à 327 l'an dernier. Le psychiatre assure des séances deux fois par semaine sur place. Fait notable, les transferts externes pour soins spécialisés ont compté 40 voyages en psychiatrie – contre zéro l'année précédente – sur un total de 186 transferts. Cela dépasse largement les autres spécialités, comme l'ophtalmologie avec seulement 10 transferts.
Les consultations de psychologie ont également légèrement progressé, de 771 en 2023 à 783 en 2024. Deux psychologues visitent désormais la prison, contre un l'année d'avant, et réalisent des évaluations initiales obligatoires après l'arrivée pour identifier les risques de suicide et recommander des thérapies comportementales.
Le rapport souligne le rôle croissant du psychiatre, 90 % des détenus nécessitant des médicaments psychiatriques chroniques ou aigus – un point rappelé des données de l'année précédente. Ces tendances font suite aux discussions de l'an dernier sur l'amélioration du bien-être émotionnel, déclenchées par le rapport du Médiateur citoyen. Les autorités ont introduit des mesures incluant un protocole pour les tentatives de suicide.
Le module santé mentale, créé en avril 2023 avec deux cellules individuelles, est resté entièrement occupé chaque mois de 2024, bien que le rapport ne précise pas si tous les occupants souffraient de troubles connexes.
Les communications des détenus sont restées stables globalement, principalement par téléphone puis en salle des visites, avec une légère hausse en fin d'année. Les appels familiaux ont tenu bon à des volumes modestes, tandis que les visites intimes sont restées « résiduelles » – ne figurant dans les graphiques que pour quelques mois. Pour les prévenus, les visites intimes en face à face étaient « pratiquement inexistantes », contre sept pour les condamnés et deux pour les prévenus en 2023.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :