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Sante·

La santé andorrane patine sévèrement après Noël

Janvier voit une flambée des troubles digestifs, des poussées chroniques, du stress mental et des modes détox risquées après les excès des fêtes.

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Janvier voit une flambée des troubles digestifs, des poussées chroniques, du stress mental et des modes détox risquées après les excès des fêtes.
  • Les experts prônent la modération et des habitudes durables plutôt que des remèdes extrêmes.

Janvier apporte une vague familière d'épuisement physique et mental pour beaucoup après les fêtes de Noël en Andorre, les indulgences festives perturbant les routines et pesant sur la santé.

Les experts médicaux notent une hausse des consultations pour troubles digestifs après les repas familiaux de la saison et les emplois du temps chaotiques. Les maladies chroniques comme le diabète et l'hypertension se déstabilisent souvent, tandis que les rassemblements en espaces clos augmentent le risque d'infections respiratoires. Les problèmes de santé mentale, dont une anxiété accrue et l'insomnie, montent aussi. « La clé, c'est la modération et le maintien des habitudes saines même pendant les célébrations », a souligné une source médicale.

La diététicienne-nutritionniste Alice Dénoyers met en garde contre la ruée annuelle vers les régimes restrictifs, les challenges express et les plans de « détox » non scientifiques promettant des solutions rapides. « Ces idées selon lesquelles le corps a besoin d'être purgé manquent de toute base scientifique », a-t-elle dit. Elle préconise au contraire de conserver des habitudes alimentaires normales tout au long de décembre, en limitant les repas vraiment excessifs à trois ou quatre dates clés. Transformer les fêtes en « trou noir d'excès » alimente le cycle des restrictions extrêmes post-fêtes, qui peut entraîner fatigue, perte musculaire, carences nutritionnelles et reprise de poids.

Les changements alimentaires brutaux promus par des influenceurs non qualifiés – comme les mono-diètes ou les régimes smoothie uniquement – présentent de graves risques, ajoute Dénoyers. « On perd du poids au début, mais on perd aussi de l'énergie, des performances et de la santé à long terme. » Une alimentation saine, insiste-t-elle, est un engagement à l'année, pas une punition en janvier. Des professionnels de la nutrition comme elle travaillent sans relâche à prévenir les maladies et à favoriser l'équilibre, et demander de l'aide après des excès est un pas positif.

La consommation d'alcool, courante pendant les festivités, attire une attention renouvelée avec des initiatives comme le Dry January. Eva Tenorio, présidente de Projecte Vida, décrit le défi comme un outil d'auto-évaluation. « Si vous ne pouvez pas le tenir, c'est un signal d'alarme – surtout avec des symptômes de sevrage, qui peuvent être mortels sans traitement », a-t-elle averti. Reprendre une consommation lourde après un mois sobre signale aussi le besoin d'un soutien professionnel.

Les experts en médecine, nutrition et prévention des addictions s'accordent : éviter les extrêmes, respecter les choix individuels et prioriser les habitudes durables. Les traditions culturelles sous-tendent les habitudes alimentaires et buveuses des fêtes, note Dénoyers, mais stigmatiser ceux qui optent pour la modération nuit à une relation saine avec la nourriture et l'alcool.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :