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Sante·

La solitude liée à un risque de dépression 50 % plus élevé, alerte un expert andorran de la santé

Joan Soler Vidal cite une grande étude de PLOS One montrant que la solitude chronique double les chances de dépression, alors que les problèmes de santé mentale augmentent en Andorre.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveu

Points cles

  • Étude PLOS One (47 000 personnes, 6 ans) : toujours seuls = risque de dépression 50 % plus élevé vs. 7-8 % pour jamais seuls.
  • Baromètre Andorre AR+I : 37,1 % signes de dépression, 32,6 % anxiété ; au-dessus des niveaux pré-pandémie.
  • 10 % de la population, surtout jeunes, ressentent une solitude fréquente/constant.
  • Soler Vidal préconise interactions sociales comme cafés pour prévenir.

Joan Soler Vidal, chef du service de santé mentale et addictions à la SAAS, prestataire de santé andorran, a averti d’un lien direct entre solitude et dépression, en s’appuyant sur une étude de grande envergure.

Dans des déclarations à l’Agence andorrane de presse, Soler Vidal a expliqué que même les personnes ayant un logement, une famille et un emploi stable peuvent développer une dépression. Il a cité une recherche publiée l’été dernier dans PLOS One, qui a suivi 47 000 individus pendant six ans, de 2016 à 2023. Elle montre que ceux qui se sentaient toujours seuls avaient 50 % de chances supplémentaires de développer une dépression par rapport à la population générale, tandis que ceux qui ne se sentaient jamais seuls n’encuraient qu’un risque de 7-8 %. La taille et la durée de l’étude en font une source particulièrement fiable, a-t-il ajouté.

Ces remarques interviennent alors qu’Andorre fait face à des indicateurs de santé mentale élevés. Le dernier baromètre AR+I, réalisé avec Unicef, révèle que 32,6 % des résidents présentent des symptômes proches de l’anxiété et 37,1 % pourraient être touchés par une dépression. Bien que légèrement améliorés par rapport à l’année dernière, ces chiffres dépassent les niveaux pré-pandémie. Notamment, 10 % de la population – surtout les jeunes – rapportent une solitude fréquente ou constante.

Soler Vidal plaide pour une vision globale de la santé mentale, compte tenu de ses multiples facteurs contributifs. Il met l’accent sur les liens sociaux comme clé de la prévention, notant qu’une simple rencontre autour d’un café favorise l’activité physique et les interactions, tous deux essentiels au bien-être.

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