Tribunal andorran refuse le remboursement d'un traitement anticancéreux par hyperthermie
Le Tribunal supérieur rejette le recours d'un patient oncologique contre la CASS, estimant que l'hyperthermie n'est pas couverte par la réglementation malgré les preuves d'efficacité.
Points cles
- Tribunal rejette recours pour 2 989,02 euros d'hyperthermie non prévue par réglementation CASS.
- Rejet de l'argument d'équivalence ; aucun traitement comparable pris en charge selon rapport médico-légal.
- CASS approuve scanner et radiothérapie ; hyperthermie à charge du patient.
- Arrêt : tribunaux doivent appliquer strictement les réglementations, sans ajustement pour études d'efficacité.
La chambre administrative du Tribunal supérieur andorran a rejeté le recours d'un patient oncologique demandant le remboursement intégral à la Caixa Andorrana de la Seguretat Social (CASS) d'un traitement par hyperthermie d'un coût de 2 989,02 euros.
Le tribunal a jugé que l'hyperthermie ne figure pas dans la réglementation de la CASS sur les actes médicaux pris en charge. Il a également rejeté les arguments de couverture par équivalence, en s'appuyant sur un rapport médico-légal qui n'a identifié aucun traitement pris en charge existant présentant une pertinence thérapeutique comparable à l'hyperthermie oncologique.
Le patient avait subi une radiothérapie, initialement demandée à la clinique Teknon de Barcelone — un établissement non contractualisé par la CASS pour cette thérapie — sur recommandation de l'Unité d'oncologie de l'hôpital Nostra Senyora de Meritxell en Andorre. La CASS n'avait approuvé des bons que pour un scanner de simulation et un forfait radiothérapie, en indiquant explicitement à l'hôpital d'informer le patient que la séance d'hyperthermie sortait de sa nomenclature et devait être payée de sa poche, avec soumission des reçus pour examen.
La CASS a souligné lors de la procédure qu'un médecin prescripteur statut de professionnel contractualisé ne qualifie pas automatiquement un traitement pour une prise en charge, ni n'exempte des exigences d'inclusion préalable dans la nomenclature ou d'approbation administrative. L'organisme a également précisé que la nécessité pour l'hyperthermie de précéder la radiothérapie dans les deux heures constitue une contrainte technique de planification, et non une urgence médicale légale.
Le tribunal a pris acte des études scientifiques citées par une experte médico-légale, qui suggéraient que l'hyperthermie améliore l'efficacité des traitements anticancéreux de 20 %, et de sa recommandation d'appliquer les coefficients de remboursement de la chimiothérapie ou de la radiothérapie. Il a toutefois insisté sur le fait que ni l'administration ni les tribunaux ne peuvent modifier les pourcentages fixés normativement, et doivent appliquer strictement les réglementations pertinentes.
L'arrêt souligne que la CASS rembourse uniquement les services listés aux tarifs fixés, laissant les traitements non couverts à la charge personnelle des patients.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :