Cour andorrane clôt l’enquête pénale de l’affaire « Fabio » sur le coma du boxeur
La Cour constitutionnelle rejette l’appel de Fabio Rodrigues, confirmant le classement sans suite pour manque de preuves sur ses blessures de 2023 ; les recours civils restent ouverts.
Points cles
- Cour constitutionnelle andorrane rejette l’appel de Fabio Rodrigues, clôturant l’enquête pénale pour manque de preuves.
- Boxeur victime d’une grave lésion cérébrale lors d’un sparring en 2023 malgré avis médical de repos.
- Entraîneur Alfred Calero nie sa responsabilité et accuse le président de fédération Bruno Modesto.
- Demandes d’indemnisation civile contre l’entraîneur et la fédération en cours.
La Cour constitutionnelle andorrane a définitivement clos la procédure pénale dans l’affaire dite « Fabio », en rejetant une demande de protection constitutionnelle déposée par le boxeur Fabio Rodrigues et sa compagne contre le classement sans suite de l’enquête sur les blessures qui l’ont plongé dans le coma en octobre 2023.
La Haute Cour a jugé qu’aucun droit fondamental n’avait été violé, confirmant ainsi les décisions des juridictions inférieures. La Batllia avait ouvert une procédure après la plainte de Rodrigues alléguant des infractions à l’intégrité physique et morale, suite à des blessures graves subies lors d’une session d’entraînement peu après un knockout lors d’un combat. Cependant, elle avait classé l’affaire faute de preuves de contrainte. L’appel des prévenus auprès du Tribunal de Corts a été rejeté car ils n’étaient apparus que comme parties civiles, et non comme parties civiles poursuivantes. La Cour constitutionnelle a confirmé cette position, notant que Rodrigues aurait pu déposer une plainte pénale après notification du classement sans suite. Elle a également souligné que les voies civiles restent ouvertes pour d’éventuelles demandes d’indemnisation.
L’incident remonte à près de deux ans, fin septembre 2023, lorsque Rodrigues a été mis knockout au Torneig de l’Amistat. Quelques semaines plus tard, il a意外ement participé à une session de sparring contrôlée dans une salle de gym organisée avec des arbitres de la fédération, malgré un avis médical de repos complet d’un mois après la commotion. Lors de cette session, il a subi une grave lésion cérébrale nécessitant des soins intensifs.
Alfred Calero, entraîneur expérimenté en sports de contact et fondateur d’un club de kickboxing, Muay Thai et boxe depuis 2007, a brisé le silence après la décision. Il a nié être l’entraîneur de Rodrigues ou membre de son club, affirmant que le boxeur ne venait que sporadiquement pour des sparrings programmés et qu’il l’avait simplement accompagné dans trois combats en tant que sélectionneur adjoint de la fédération. Calero a accusé le président de la fédération, Bruno Modesto – un policier –, de tenter de rejeter toute la faute sur lui comme un « pare-feu » lorsque la situation s’est envenimée, y compris en le retirant des groupes WhatsApp et en menaçant d’action policière lors d’une réunion urgente.
Calero a relaté que lui et Modesto étaient tous deux dans le coin de Rodrigues au tournoi, mais qu’il s’était désengagé des contrôles médicaux post-combat, les laissant à Modesto. Il a insisté sur le fait que la responsabilité du suivi de la convalescence incombait à Rodrigues et à son entraîneur habituel, notant la pression liée à la promotion du début professionnel prévu de Rodrigues en Andorre seulement 40 jours après le knockout – un combat arrangé entre Rodrigues et Modesto. Les arbitres et officiels de la fédération présents à la session de sparring n’avaient pas non plus détecté l’état de Rodrigues, a ajouté Calero.
Tout en reconnaissant le préjudice personnel – y compris des sanctions de la Fédération andorrane de boxe ultérieurement annulées –, Calero a évité de blâmer directement Rodrigues, affirmant que l’avis médical contre le sparring avait été ignoré. Il a exprimé l’espoir d’excuses publiques de Modesto, mais douté qu’elles arrivent.
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