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Cycliste andorran portugais lance un périple gravel de 1 176 km d'Andorre vers son village près de Porto

Le trajet « Dos Països, Una Ruta » de Paulo Moreira, soutenu par le Consulat du Portugal, symbolise les liens entre les nations face aux défis de la communauté portugaise d'Andorre.

Points cles

  • Paulo Moreira, cycliste portugais andorran, part pour 1 176 km de gravel d'Andorre à Campo près de Porto.
  • Projet « Dos Països, Una Ruta » soutenu par le Consulat portugais, symbolisant les liens bilatéraux amid défis communautaires.
  • Départ le 29 mai d'Andorre, 80 km/jour, arrivée le 11 juin via 90 % gravel (Lleida, Zaragoza, Valladolid).
  • Ex-para, affronte chaleur et défis mentaux avec expérience militaire.

Paulo Moreira, Andorran d'origine portugaise résidant dans le pays depuis 23 ans, a entamé son périple à vélo gravel de 1 176 kilomètres d'Andorre jusqu'à son village natal de Campo, près de Porto, sous l'égide du projet « Dos Països, Una Ruta ».

Le cycliste est parti vendredi 29 mai vers 9 heures du matin devant l'emblème national à l'entrée principale du Consulat général du Portugal en Andorre, sur Carrer Prat de la Creu. Le départ a réuni amis, collègues, sponsors et personnel consulaire au milieu des drapeaux andorran, portugais et européen. Moreira, technicien d'urgence hospitalière et coordinateur d'ambulances, a avoué avoir passé une nuit agitée, se réveillant tôt avec les nerfs malgré sa passion pour le cyclisme. Il vise une moyenne de 80 km par jour, avec des étapes prévues comme Lleida le soir chez un ami et des hébergements sponsorisés en Aragon, sa femme assurant un soutien à distance pour les ravitaillements et ajustements d'hôtel.

L'itinéraire traverse depuis Andorre les régions de Ponts, Lleida, Zaragoza, Valladolid et Zamora, entrant au Portugal près d'Aranda de Duero, avec environ 90 % sur chemins de gravel à bord d'un nouveau vélo gravel. L'arrivée à Campo est prévue le 11 juin, le lendemain du Dia de Portugal, de Camões i de les Comunitats Portugueses, permettant une célébration privée alors que les commerces ferment pour le jour férié. Les préoccupations météo, surtout la chaleur, pèsent autant que le défi mental ; Moreira s'appuie sur son passé de para des forces spéciales portugaises, se remémorant des entraînements qui apprennent au corps qu'il a des réserves au-delà des limites perçues.

Soutenu par le Consulat général du Portugal – qui met en avant les liens culturels et économiques partagés par le cyclisme entre les deux nations, notant le statut du Portugal comme premier producteur européen de vélos et leader mondial des modèles high-tech et électriques –, ce périple porte une charge symbolique pour la communauté portugaise d'Andorre en ces temps difficiles. Un ami a incité Moreira à le proposer à la Casa de Portugal et au consulat, le présentant comme un pont entre ses deux identités : Andorran naturalisé aux racines portugaises intactes.

L'idée est née peu après son arrivée en Andorre en 2001, nourrie par une passion pour le cyclisme toute la vie, malgré des sorties antérieures limitées à quatre jours en VTT. Ses horaires hospitaliers, alternant semaines courtes et longues, lui offrent désormais la fenêtre. La préparation est restée modérée : musculation, vélo d'appartement et activités courantes comme la randonnée et le parapente. Il anticipe une arrivée émouvante, avec des larmes en réalisant : « Je l'ai fait. »

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