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Sports·

TAD annule l’amende de 9 000 € infligée à la FC Andorra pour les propos de Piqué à l’arbitre

Le TAD a annulé la sanction après avoir constaté que la RFEF avait violé les droits de défense de la FC Andorra en modifiant les motifs et en rejetant des preuves dans l’affaire des commentaires de Gerard Piqué à la mi-temps.

Points cles

  • Le TAD a validé le recours de la FC Andorra et annulé l’amende de 9 000 € de la RFEF.
  • Incident : Piqué a dit « Qué fácil es pitar a los pequeños » à l’arbitre le 20 décembre 2025 contre le Deportivo de la Coruña.
  • La RFEF a sanctionné le club pour défaut de contrôle ; le TAD a relevé des vices de procédure violant les droits de défense.
  • Le TAD critique le rejet de preuves ; l’amende est annulée mais une nouvelle affaire est possible.

Le Tribunal administratif du sport (TAD) a fait droit à un recours de la FC Andorra, annulant une amende de 9 000 euros infligée par la Real Federación Española de Fútbol (RFEF) pour des propos tenus par Gerard Piqué à l’arbitre lors d’un match contre le Deportivo de la Coruña.

L’incident s’est produit le 20 décembre 2025 au Nou Estadi de la FAF, à l’occasion de la 19e journée de Segunda División. Selon le rapport de l’arbitre, Piqué s’est approché de l’officiel à la mi-temps alors qu’il se dirigeait vers les vestiaires et lui a lancé : « Qué fácil es pitar a los pequeños » (« Comme il est facile de siffler les petits »).

Le Comité de discipline de la RFEF a sanctionné le club pour défaut de contrôle sur un comportement jugé irrespectueux et intolérant. Il a également relevé la présence de Piqué dans une zone restreinte des vestiaires sans autorisation, en avertissant de sanctions plus sévères en cas de récidive.

La FC Andorra a d’abord saisi le Comité d’appel de la RFEF, puis le TAD. Le club a contesté l’application d’un règlement relatif uniquement au futsal, et non au football professionnel ; il a affirmé que Piqué disposait d’une accréditation valide ; et que ses propos relevaient d’une critique protégée, et non d’une insulte ou d’une menace.

Le TAD a donné raison au club sur plusieurs points, estimant que la RFEF s’était initialement fondée sur une règle inapplicable au futsal. Le Comité d’appel a maintenu l’amende mais a modifié les fondements, abandonnant l’accusation d’accès non autorisé pour imputer au club un défaut de surveillance sur une personne accréditée. Cette modification, selon le TAD, a substantiellement altéré la qualification des faits, violant le droit de défense du club et le principe de sécurité juridique inscrit dans la Constitution espagnole.

Le tribunal a également critiqué les instances de la RFEF pour avoir rejeté les preuves soumises par le club, dont l’accréditation de Piqué, le protocole interne de sécurité du club et les témoignages de témoins. Il a souligné que les procédures de sanction doivent permettre la production de preuves nouvelles pertinentes pour garantir un droit de défense équitable.

La décision annule l’amende et l’avertissement associé, bien que le TAD ait noté que la RFEF pourrait ouvrir une nouvelle procédure si les faits rapportés par l’arbitre relèvent d’une autre infraction sans obstacle juridique.

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