Andorre rejette la rémunération des conseils des fédérations sportives
Le secrétaire d'État Alain Cabanes dément fermement tout projet d'autoriser une rémunération pour les membres des conseils au-delà du secrétaire général.
Points cles
- Cabanes : « Rien sur la table » pour les rémunérations des conseils.
- La loi actuelle n'autorise une rémunération qu'au secrétaire général ; les autres postes sont bénévoles.
- Aucun changement réglementaire prévu sauf absence de candidats aux conseils.
- Les fédérations reçoivent des subventions ; des paiements perturberaient l'équilibre des ressources.
Le secrétaire d'État andorran aux Sports, Alain Cabanes, a écarté les suggestions selon lesquelles les membres des conseils des fédérations pourraient être rémunérés, affirmant qu'aucun tel changement n'est à l'étude.
Ces déclarations font suite à un échange public avec la Fédération andorrane de cyclisme. Lundi, sa présidente, Carolina Poussier, a déclaré lors de la présentation des équipes nationales de la fédération que la question restait « sur la table » avec le gouvernement. Elle a souligné qu'il ne s'agissait pas d'une affaire spécifique au cyclisme et que tout progrès exigerait un travail conjoint avec l'exécutif dans les limites de la législation existante.
Cabanes a réagi fermement : « Il n'y a rien sur la table. » Il a rappelé que la législation actuelle n'autorise une rémunération qu'au bénéfice du secrétaire général d'une fédération, les autres rôles au sein du conseil – y compris président, vice-président et trésorier – devant être exercés à titre bénévole.
Le secrétaire d'État a insisté sur le fait que le gouvernement ne prévoit aucune modification réglementaire. « Nous ne nous concentrons pas sur un changement de cette question », a-t-il déclaré, soulignant le modèle associatif sportif andorran fondé sur le bénévolat.
Cabanes a décrit un scénario limité dans lequel le débat pourrait être rouvert : si les fédérations peinaient à trouver des candidats pour le renouvellement de leurs conseils. « Si le moment arrive où personne ne se porte candidat, nous devrons examiner cette proposition », a-t-il noté.
Il a également rappelé que les fédérations reçoivent déjà une partie des subventions pour leurs frais de fonctionnement. Autoriser des rémunérations pour les conseils nécessiterait d'augmenter cette part, risquant de perturber l'équilibre actuel des ressources.
Pour l'instant, la position de Cabanes semble clore la porte à des réformes immédiates, apaisant la controverse déclenchée par la fédération de cyclisme en début de semaine.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :