Roger Puig, d'Andorre, vise un podium en Coupe du monde après la 5e place paralympique
Le skieur para-alpin de 28 ans a rebondi après des années difficiles grâce à des résultats constants dans le top 5 en Coupe du monde, obtenant un diplôme olympique à Cortina d'Ampezzo tout en s'affranchissant de la fédération nationale.
Points cles
- 5e place en descente paralympique = diplôme olympique, meilleur résultat d'Andorre.
- Rebond via indépendance de la Fédération andorrane de ski et expérience en épreuves de vitesse.
- Surmonté accident de ski de 2011 causant hémiplégie droite ; pleinement adapté.
- Vise podium en Coupe du monde et prochains Championnats du monde à Tignes.
Roger Puig, meilleur skieur para-alpin d'Andorre, vise un podium en Coupe du monde après avoir obtenu le meilleur résultat ever du pays aux Paralympiques – une 5e place et un diplôme olympique – lors de ses troisièmes Jeux à Cortina d'Ampezzo.
L'athlète de 28 ans a qualifié cette saison de sa plus forte à ce jour, en rebondissant après des années plus difficiles grâce à des performances constantes de haut niveau. En descente, il a égalé sa forme d'avant-Jeux, où il avait signé deux quatrièmes places et une cinquième sur le circuit de la Coupe du monde, pour décrocher la 5e place. « Je suis parti sans attentes spécifiques, juste pour profiter de l'expérience et bien skier », a déclaré Puig, notant qu'il arrivait sur l'une de ses meilleures saisons. Il a ajouté que s'il espérait un « petit diplôme », en obtenir un aux Paralympiques – où les athlètes misent tout sur une seule descente – est extrêmement difficile.
Puig affronte l'élite mondiale, dont le Suisse Robin Cuche et le Français Arthur Bauchet, qui dominent les épreuves de vitesse. « Ils ont pris de l'avance sur les autres, mais ce n'est pas impossible de les rattraper », a-t-il dit. « Je progresse chaque année et je sais que je les défierai bientôt. »
Sa percée fait suite à une rupture avec la Fédération andorrane de ski (FAE), qu'il crédite en partie pour son confort. Gérant désormais ses décisions avec son propre équipe, libéré de la supervision sportive et financière de la fédération, Puig se sent plus à l'aise. Son expérience dans les disciplines de vitesse, accumulée sur des années, a aussi affûté son avantage sur des neiges et équipements variés.
Il y a quatorze ans, à 14 ans, un accident de ski à la station de Saas-Fee lui a laissé une hémiplégie du côté droit, paralysant la motricité de ce côté du corps. Il s'est pleinement adapté. « Ça fait 14 ans de cette nouvelle vie ; je ne me souviens pas de l'ancienne », a-t-il dit. La frustration initiale a cédé la place à la normalisation, le propulsant au sommet du para-alpinisme.
Pour l'avenir, Puig compte pousser son auto-amélioration et ce podium en Coupe du monde tant convoité. « Être dans le top 5, c'est super, mais on vise toujours plus haut », a-t-il dit. « Je n'ai pas atteint mon plafond. » L'entraînement reprend bientôt, avec en vue les prochains Championnats du monde à Tignes, où il a excellé cette année.
Au-delà du ski, Puig concilie la compétition de haut niveau avec une carrière juridique. Avocat qualifié à Andorre et Barcelone, il travaille pour rester affûté en vue d'un avenir post-sport et pour se déconnecter de l'entraînement. Il s'est marié le 28 mars, couronnant une année de sommets personnels et professionnels.
Il a salué la montée en puissance sportive d'Andorre, citant Joan Verdú, Vicky Jiménez, Irineu Esteve, Gina del Rio, Mònica Doria et Nahuel Carabaña comme preuves d'investissements croissants qui portent leurs fruits en talents. Émotionnellement stable cette saison, Puig s'est appuyé sur son expérience plutôt que sur un psychologue du sport.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :