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Sports·

L'alpiniste Stefi Troguet lance sa septième expédition à l'Annapurna (8 091 m) le 18 mars, reprenant son

projet de gravir les 14 sommets de plus de 8 000 m sans oxygène après une pause de récupération.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraBon DiaAltaveu

Points cles

  • Septième expédition dans le projet de gravir les 14 sommets de plus de 8 000 m sans O₂ ; a gravi Nanga Parbat, Manaslu, K2.
  • Pause en 2025 pour récupération émotionnelle avec psychologue ; nouvelle entraînement en chambre hyperbare conseillé par Kilian Jornet.
  • Partenariat avec Seven Summit Treks ; 10-12 alpinistes, arrivée au camp de base les 22-23 mars.
  • Annapurna : exigeant techniquement avec avalanches, faible taux de réussite ; Troguet embrasse sa nouvelle peur comme motivation.

L'alpiniste andorrane Stefi Troguet lancera sa septième expédition le 18 mars, visant l'Annapurna à 8 091 mètres comme prochaine étape de son projet de gravir les 14 sommets de plus de 8 000 mètres du monde sans oxygène supplémentaire. Ce sommet, le dixième plus haut au monde, figure parmi les plus exigeants techniquement et les plus dangereux de l'Himalaya, avec des avalanches fréquentes, une météo imprévisible et le taux de réussite au sommet le plus faible de ses pairs.

Troguet a annoncé ces plans cette semaine depuis Andorre, reprenant après une pause délibérée en 2025 axée sur la reconstruction émotionnelle et physique. Elle a gravi plus tôt dans le projet le Nanga Parbat (8 126 m), le Manaslu (8 163 m) et le K2 (8 611 m), affrontant des épreuves personnelles et des pertes, y compris des amis sur le K2. Ses expéditions à l'Everest et au Makalu ont eu lieu au milieu de difficultés familiales, la laissant en deçà de sa pleine force. « Je n'étais pas bien émotionnellement. J'avais vécu des années très difficiles sur le plan familial et personnel », a-t-elle déclaré. « On ne peut pas risquer sa vie si on n'est pas à 100 % ». Un travail approfondi avec le psychologue Àlex Gordillo l'a aidée à retrouver son équilibre, transformant cette pause en préparation plutôt qu'en revers.

Cette expédition est menée en partenariat avec Seven Summit Treks, au Népal, fondée en 2010 par les frères Mingma Sherpa, Chhang Dawa Sherpa, Tashi Lakpa Sherpa et Pasang Phurba Sherpa. Contrairement aux efforts précédents guidés par Nirmal « Nims » Purja, elle réunit un groupe plus important de 10 à 12 alpinistes, chacun associé à un Sherpa, et un camp de base plus vaste – similaire à son voyage au Dhaulagiri avec eux. Troguet voyage seule au départ, en passant par la Turquie en raison de perturbations mondiales. Elle prévoit d'arriver à Katmandou le 19 mars, à Pokhara le lendemain, et au camp de base autour du 22-23 mars via une randonnée directe et courte.

La nouvelle préparation inclut 600 heures dans une chambre hyperbare domestique, conseillée par Kilian Jornet après leur rencontre à l'Everest en 2023, ainsi que des sessions de ski dans des conditions hivernales difficiles. Ces entraînements visent à améliorer la récupération en haute altitude après les difficultés passées au Makalu. L'Annapurna séduit stratégiquement comme un 8 000er plus court pour son retour, malgré ses dangers – connu comme la Déesse de l'Abondance. « C'est un nom magique qui me fait rêver », a-t-elle noté. « J'ai changé – j'ai appris à mieux lire les montagnes, mais maintenant je ressens la peur, ce qui n'était pas le cas avant. » La montagne impose le respect, a-t-elle ajouté, évoquant la même crainte révérencielle que ses premiers sommets.

Troguet présente cet effort comme une reconnexion. « Ce projet est ce dont j'ai besoin ; cette flamme ne peut s'éteindre », a-t-elle dit, voyant la peur comme une motivation potentielle pour guérir de vieilles blessures.

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