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Transport·

Police andorrane lance opération estivale contre alcool et drogue au volant

Contrôles non-stop pour dissuader la conduite altérée, appliquer des seuils stricts selon le type de conducteur et infliger amendes lourdes, suspensions ou peines de prison afin de réduire les accidents et sensibiliser.

Points cles

  • Campagne du 4-26 juillet et 1er-16 août avec contrôles jour-nuit sur les routes.
  • Seuil de retenue : 0,87 g/l non-pros, 0,57 g/l pros ; amendes jusqu'à 400 € et 2 mois de suspension en dessous.
  • Pénal : 0,80 g/l non-pros, 0,50 g/l pros ; amendes à 6 000 € et 2 ans de prison max.
  • S'applique aux cyclistes et trottinettes ; zéro tolérance recommandée.

La police andorrane a lancé samedi une campagne estivale contre la conduite sous l'emprise de l'alcool et de la drogue, avec des contrôles jour et nuit à divers points du réseau routier.

L'opération couvre deux périodes : du 4 au 26 juillet, et du 1er au 16 août. Proposée par la police et alignée sur le plan d'action du ministère de la Justice et de l'Intérieur, ces contrôles visent à prévenir les comportements à risque, à réduire les accidents de la circulation et à sensibiliser le public aux dangers associés. En annonçant la campagne à l'avance, les autorités entendent dissuader les conducteurs de prendre le volant après avoir consommé de l'alcool ou des stupéfiants.

Les seuils d'application diffèrent selon la catégorie de conducteurs. La police retiendra les conducteurs non professionnels ayant un taux d'alcoolémie sanguin de 0,87 g/l ou plus, et les professionnels à partir de 0,57 g/l. Dans les tranches immédiatement inférieures — de 0,81 à 0,86 g/l pour les non-professionnels et de 0,51 à 0,56 g/l pour les professionnels —, les agents peuvent infliger des sanctions ou transmettre le dossier au Batllia, en fonction des symptômes observés et des conditions du contrôle.

Les sanctions administratives visent les non-professionnels de 0,57 à 0,86 g/l, et les professionnels de 0,02 à 0,56 g/l. Elles peuvent inclure des amendes jusqu'à 400 € et une suspension du permis pour un maximum de deux mois.

Les analyses sanguines déclenchent des poursuites pénales à 0,80 g/l pour les non-professionnels et à 0,50 g/l pour les professionnels, sans marge d'erreur pour l'éthylotest.

Les peines pénales sont sévères. Les professionnels risquent des amendes de 1 200 à 6 000 €, des peines de prison jusqu'à deux ans, un retrait de permis jusqu'à quatre ans et une interdiction d'exercer leur profession pour la même durée. Les non-professionnels encourent des amendes de 300 à 3 000 €, une peine de prison ou d'emprisonnement jusqu'à un an, et une annulation du permis jusqu'à trois ans.

La conduite sous l'emprise de stupéfiants est qualifiée de délit, entraînant une suspension du permis. Le refus de se soumettre aux tests d'alcool ou de drogue conduit à une garde à vue immédiate, assortie d'amendes, d'une possible peine de prison et d'une perte de permis.

La police insiste sur le fait que les cyclistes, les utilisateurs de trottinettes électriques et les conducteurs de véhicules de mobilité personnelle doivent respecter le code de la route et s'exposent aux mêmes mesures administratives ou pénales en cas d'altération.

Les agents appellent à une consommation nulle avant de conduire et à la responsabilité individuelle. Une campagne dédiée à l'automne est prévue par la suite.

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